L'UE tente de finaliser un nouveau paquet de sanctions contre la Russie malgré les divergences

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 68 lectures
L'UE tente de finaliser un nouveau paquet de sanctions contre la Russie malgré les divergences

Les ambassadeurs des États membres de l’Union européenne (UE) se réunissent ce mercredi dans l’objectif de trouver un compromis avec la Grèce et d’adopter un 21e paquet de sanctions contre la Russie, en réponse à son invasion de l’Ukraine. Selon les diplomates européens, ce nouveau dispositif vise principalement le secteur bancaire russe afin de fragiliser davantage le système financier de Moscou, déjà sous pression.

Cependant, Athènes s’oppose à certaines mesures prévues, notamment un projet d’interdiction de transfert du gaz naturel liquéfié (GNL) russe en Europe. Le gouvernement grec estime que cette restriction risquerait de simplement déplacer les parts de marché vers d’autres régions hors d’Europe, sans pour autant réduire les revenus russes. La Grèce occupe une position dominante sur le marché européen des transporteurs de GNL et figure parmi les principaux acteurs mondiaux, en concurrence avec des pays comme le Japon, la Chine ou les États-Unis.

Cette divergence illustre les tensions persistantes au sein de l’UE, malgré le départ de Viktor Orban, dont les positions avaient régulièrement freiné l’adoption de mesures de soutien à l’Ukraine et de sanctions contre la Russie. Le texte source indique que de nouvelles fissures dans l’unité européenne sont apparues alors que la Commission européenne cherche à combler les dernières failles permettant aux entreprises russes de contourner les restrictions, notamment dans le domaine énergétique.

Mesures ciblant les banques et les cryptomonnaies

En 2022, les principales banques russes avaient déjà été exclues du système SWIFT, un réseau international de messagerie financière sécurisé. Malgré cette mesure, des entreprises russes ont réussi à maintenir des flux commerciaux et financiers via des banques régionales ou de moindre envergure, ainsi que par le biais de réseaux de cryptomonnaies. Le nouveau paquet de sanctions prévoit l’ajout d’environ 215 personnes et entités à la liste noire, dont 94 institutions financières. Parmi celles-ci, près de 90 sont des banques, portant le nombre total de banques sanctionnées à plus de 100, soit plus de la moitié des 213 établissements russes connectés au système financier international.

Un rapport d’un service de renseignement d’un État européen, consulté par l’agence de presse, mettait en garde en juin contre le risque d’une « crise bancaire explosive » pour la Russie. Selon ce document, un nouveau paquet de sanctions ciblant les banques pourrait déclencher un choc économique. Les autorités russes ont rejeté ces prévisions, affirmant qu’aucune crise n’était imminente. Les diplomates européens précisent que l’objectif de ces listes est d’inciter les pays tiers à éviter toute collaboration avec ces établissements russes, dans un contexte où les liens avec l’UE sont désormais quasi inexistants.

Par ailleurs, la Commission européenne a proposé de maintenir le plafond des prix du pétrole à son niveau actuel de 44,10 dollars le baril pendant six mois. Ce mécanisme, révisé l’an dernier pour s’ajuster aux fluctuations du marché, avait été abaissé depuis son seuil initial de 60 dollars. Les envoyés de l’UE avaient convenu la semaine dernière de geler temporairement ce plafond jusqu’au 23 juillet, dans l’attente d’un accord plus large. Une révision prévue aurait pu entraîner une hausse du plafond, en lien avec le conflit en Iran, offrant ainsi des revenus supplémentaires à Moscou.

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