Le 8 septembre 2026, les rebelles houthis du Yémen ont lancé une vaste offensive aérienne contre le sud de l'Arabie Saoudite, touchant plusieurs installations pétrolières d'Aramco et une base militaire. L'attaque, qui a fait 73 blessés civils, a déclenché une vague de condamnations internationales, dont celle de l'Union européenne, qui la qualifie d'escalade dangereuse.
Des frappes ciblant le cœur énergétique saoudien
Selon le porte‑parole militaire houthi Yahya Saree, des dizaines de drones et de missiles ont été employés contre les villes d'Abha, Najran et Jizan, ainsi que contre la base aérienne King Khalid à Khamis Mushait. Les sites visés appartiennent au géant pétrolier Aramco, principal exportateur de brut du royaume. Les rebelles justifient cette opération comme une riposte à 121 frappes saoudiennes menées sur le Yémen au cours des trois derniers jours.
Réactions diplomatiques et appels à la désescalade
L'Union européenne, par la voix de son porte‑parole Anouar El Anouni, a exhorté les Houthis à « mettre fin à toutes les attaques à l'intérieur et à l'extérieur du Yémen, y compris contre le transport maritime commercial en mer Rouge ». Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a également condamné les frappes, appelant les parties à « épargner la population civile ». Le Comité international de la Croix‑Rouge a demandé des mesures urgentes pour protéger les civils tant au Yémen qu'en Arabie Saoudite.
Conséquences pour la sécurité du détroit de Bab el‑Mandeb
Ces nouvelles attaques s’inscrivent dans un contexte de tension accrue autour du détroit de Bab el‑Mandeb, voie maritime stratégique reliant l'Asie à l'Europe via la mer Rouge et le canal de Suez. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a attribué la montée des hostilités à « la main de l'Iran », rappelant la paralysie partielle du détroit d'Ormuz. Depuis le déclenchement d’une offensive houthi jeudi, plus de 500 combattants des deux camps auraient été tués, selon les chiffres combinés des forces yéménites et gouvernementales.