L'UCAD condamnée à verser 5 milliards de francs CFA pour le non-respect d'une réintégration judiciaire

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 14 lectures
L'UCAD condamnée à verser 5 milliards de francs CFA pour le non-respect d'une réintégration judiciaire

Le tribunal des référés a condamné l'Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar à verser une astreinte financière de 5 milliards de francs CFA à trois anciens étudiants de la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg). Cette décision fait suite à une longue bataille judiciaire concernant l'exécution d'un arrêt de la Cour suprême ordonnant la réintégration de ces apprenants, exclus du campus en 2016.

Une astreinte financière record

La somme fixée par le tribunal couvre la période allant du 17 juin 2022 au 10 septembre 2026. Ce montant colossal découle de l'astreinte de 10 millions de francs CFA par jour de retard, initialement imposée par la Cour suprême en décembre 2019 pour contraindre l'institution universitaire à se conformer à l'ordre de réintégration d'Aliou Gningue, Cheikh Tidiane Diop et Mamour Diongue. Bien que la liquidation soit qualifiée de provisoire, le juge n'a pas ordonné l'exécution sur minute de cette décision, laissant planer une incertitude sur les modalités immédiates de recouvrement.

Le poids des exclusions de 2016

L'origine du litige remonte à 2016, année durant laquelle les trois étudiants avaient été exclus de l'université à la suite de troubles survenus sur le campus. Si la justice a tranché en faveur de leur retour, le refus ou l'incapacité de l'administration universitaire à appliquer cette décision a transformé un dossier disciplinaire en un contentieux financier majeur pour l'institution publique.

Un enjeu politique et social à l'université

Au-delà du cas individuel des trois étudiants, cette affaire cristallise les tensions autour de la gestion des sanctions académiques au sein de l'UCAD. Le mouvement PASTEF UCAD s'est saisi du dossier, dénonçant une injustice persistante. Pour ces acteurs, cette situation illustre le sort réservé à de nombreux étudiants dont l'exclusion est perçue comme une mesure de rétorsion liée à leur engagement politique sous le précédent régime. Le mouvement appelle désormais les autorités actuelles à mettre en œuvre une solution définitive et humaine pour clore ce chapitre des exclusions universitaires.

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