La coalition d’opposition C64 a confirmé qu’elle procédera à la marche prévue le 15 septembre à Lubumbashi, en dépit de l’interdiction annoncée par la mairie. Les responsables qualifient la décision municipale d’illégale et la présentent comme une atteinte au droit constitutionnel de manifester.
Interdiction municipale et justification de la mairie
Le 12 septembre 2026, Joyce Tunda, maire intérimaire de Lubumbashi, a déclaré lors d’une réunion à l’Hôtel de ville que toutes les manifestations publiques étaient prohibées sur le territoire de la ville. Selon elle, cette mesure visait à garantir l’ordre public et à préserver la quiétude sociale, sans préciser de menace sécuritaire particulière.
La réponse de la C64 : défense du droit de manifester
Les porte‑voix de la coalition ont immédiatement contesté l’arrêté, rappelant que l’article 26 de la Constitution congolaise garantit la liberté de réunion et de manifestation sur la voie publique. Ils soulignent que la C64 avait informé la mairie dès le 7 septembre de l’organisation d’une marche pacifique, dont l’objectif affiché est de réaffirmer le respect de la Constitution, la défense de l’État de droit et la sauvegarde de l’ordre constitutionnel.
Une mobilisation parallèle à Kinshasa et les enjeux constitutionnels
Parallèlement à Lubumbashi, la C64 a annoncé une marche identique le 15 septembre devant le siège de l’Assemblée nationale à Kinshasa. Dieudonné Bolenge Tenge, secrétaire général du parti Ensemble pour la République, a expliqué que l’action visait à interpeller les parlementaires sur le projet de révision constitutionnelle, qu’il juge dangereux pour la cohésion nationale et l’intégrité du territoire.
Réactions du parti au pouvoir
L’UDPS, parti au pouvoir, a dénoncé la démarche de la coalition, affirmant que le gouvernement n’a « aucun droit de juger la Constitution » et qualifiant la marche d’« abus de pouvoir » et de « trahison du peuple congolais ». Le débat met en lumière la tension croissante entre les forces d’opposition, qui invoquent les garanties constitutionnelles, et le pouvoir exécutif, qui invoque la sécurité publique pour restreindre les rassemblements.