Le laboratoire d’action jeunesse conjoint de l’Union africaine et de l’Union européenne (UA‑UE Youth Action Lab) a publié le 24 août 2026 son troisième appel à candidatures, proposant deux types de subventions – 31 500 € pour l’entrepreneuriat et 42 000 € pour l’innovation – aux jeunes dirigeants d’organisations basées dans douze pays africains.
Un dispositif déjà éprouvé sur deux cycles
Les deux précédentes cohortes ont permis à 40 organisations réparties dans 12 pays (10 en Afrique, 2 en Europe) de bénéficier d’un soutien financier destiné à renforcer le leadership des jeunes dans l’innovation, la création d’emplois, le plaidoyer et le développement. La deuxième vague, plus restreinte, a mis l’accent sur la formation, le mentorat et la visibilité à l’échelle continentale, afin d’assurer une représentation régionale équilibrée.
Critères d’éligibilité et exigences de gouvernance
Pour être éligibles, les organisations doivent être dirigées par des jeunes âgés de 18 à 35 ans, disposer d’un compte bancaire au nom de l’entité, justifier d’au moins douze mois d’activité et présenter une gouvernance interne solide. Le programme vise à renforcer la stabilité, la résilience, la sécurité financière et les capacités organisationnelles des initiatives, au-delà de la simple exécution de projets ponctuels.
Pays ciblés et domaines prioritaires
L’appel s’adresse aux jeunes innovateurs et entrepreneurs d’Éthiopie, Kenya, Mozambique, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Tanzanie, Tunisie, Ouganda, Zambie et Zimbabwe. Les projets peuvent couvrir l’innovation technologique, la création d’emplois, la participation citoyenne, l’éducation, l’action climatique et l’égalité de genre. Les candidatures sont acceptées en français, anglais, arabe et espagnol, élargissant ainsi la portée linguistique du dispositif.
Implications pour le développement économique et social
En injectant des capitaux ciblés dans des initiatives jeunes, le Youth Action Lab cherche à stimuler la dynamique entrepreneuriale et à favoriser des solutions locales aux défis continentaux. Le financement de 31 500 € à 42 000 € par projet, converti en plus de 20 à 27 millions de FCFA, représente une ressource significative pour des structures souvent limitées en accès aux capitaux. Si les critères de gouvernance sont respectés, ces subventions pourraient contribuer à la création d’emplois durables, à la réduction des inégalités de genre et à la mise en œuvre de projets d’adaptation climatique, renforçant ainsi la résilience des économies africaines.