Louise Mushikiwabo brigue un nouveau mandat à la tête de l'OIF dans un contexte de mutations diplomatiques

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 42 lectures
Louise Mushikiwabo brigue un nouveau mandat à la tête de l'OIF dans un contexte de mutations diplomatiques

Candidate à sa propre succession, Louise Mushikiwabo se prépare à une élection inédite pour la direction de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). Alors que l'institution s'apprête à désigner son prochain secrétaire général par un vote plutôt que par consensus, la dirigeante sortante affiche sa confiance face aux défis diplomatiques qui marquent son bilan.

Un scrutin historique pour la gouvernance de l'OIF

Pour la première fois depuis sa création, le poste de secrétaire général de l'OIF sera soumis à un vote lors du 20e Sommet de la francophonie, prévu en novembre prochain au Cambodge. Louise Mushikiwabo, qui fait face à trois autres prétendants dont la Congolaise Juliana Lumumba, rejette l'idée d'être la favorite tout en se qualifiant de candidate solide. Elle affirme aborder cette échéance électorale avec sérénité, soulignant que le passage au vote constitue une étape nouvelle dans le fonctionnement de l'organisation.

La gestion des tensions entre Kigali et Kinshasa

La candidature de l'ancienne ministre rwandaise des Affaires étrangères s'inscrit dans un climat de fortes tensions diplomatiques entre le Rwanda et la République démocratique du Congo. Interrogée sur l'impact de ce conflit régional et des sanctions visant le Rwanda pour son rôle dans l'est de la RDC, Louise Mushikiwabo estime que ces enjeux bilatéraux n'ont pas leur place au sein de l'OIF. Elle considère que ces différends ne devraient pas constituer un obstacle à sa candidature à la tête de l'institution.

Le défi du retrait des États du Sahel

Le mandat de Louise Mushikiwabo a également été marqué par le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger, effectif en 2025. Si elle exprime des regrets face à ce départ de trois membres de la « famille » francophone, elle récuse toute responsabilité personnelle dans cette décision politique. La secrétaire générale sortante laisse toutefois la porte ouverte à un retour de ces pays, affirmant son souhait de voir ces États réintégrer l'organisation à l'avenir, tout en soulignant que la gestion de ces départs ne saurait être interprétée comme un échec de sa propre administration.

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