Losseba Ngoutiwa marque l'histoire de la musique centrafricaine avec un concert au Nouveau Casino de Paris

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 44 lectures
Losseba Ngoutiwa marque l'histoire de la musique centrafricaine avec un concert au Nouveau Casino de Paris

Le musicien centrafricain Losseba Ngoutiwa franchit une étape symbolique pour la culture de son pays en se produisant ce samedi 12 septembre sur la scène du Nouveau Casino de Paris. Cet événement, qui marque une première pour un artiste centrafricain dans une salle de cette envergure en Europe, est perçu comme une opportunité de rayonnement international pour les sonorités locales.

Un parcours ancré dans la tradition

Originaire du quartier Sapéké à Bangui, Losseba Ngoutiwa a bâti sa carrière sur une réappropriation des rythmes traditionnels centrafricains. À la tête de son orchestre, Sapéké Maison Mère, il fusionne la rumba et l'afrobeat avec des genres ancestraux tels que le Ngarké, le Motéguéné et le Gbadouma. Son travail puise notamment dans les influences des populations pygmées et des peuples Djombo, Mbatis et Mbaka, originaires de la région de la Lobaye, offrant ainsi une signature sonore singulière qui a su séduire au-delà des frontières nationales.

Une dynamique portée par la diaspora

La concrétisation de ce concert au Nouveau Casino, une salle de plus de 400 places, résulte d'une mobilisation collective. L'événement, organisé par One for Africa et Tatara Productions, a bénéficié du soutien actif de la diaspora centrafricaine en France ainsi que d'une forte visibilité sur les réseaux sociaux. Pour les observateurs du secteur culturel, cette étape illustre une nouvelle capacité des jeunes producteurs centrafricains à valoriser des talents locaux sur des scènes internationales reconnues pour la world music.

Vers une nouvelle ambition pour la scène centrafricaine

Pour l'artiste, cette performance ne constitue pas une finalité, mais une ouverture. En se produisant dans un lieu emblématique du circuit événementiel parisien, Losseba Ngoutiwa espère tracer un chemin pour d'autres musiciens centrafricains, longtemps limités par un manque de structures de production locales. Fort de cette expérience européenne, l'artiste projette désormais de porter son spectacle à une échelle nationale, avec l'ambition de remplir le complexe sportif Barthélemy-Boganda de Bangui, une enceinte capable d'accueillir jusqu'à 20 000 spectateurs.

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