L'organisation Women in Mining Nigeria exige une enquête sur le décès de 37 mineurs en détention

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 26 lectures
L'organisation Women in Mining Nigeria exige une enquête sur le décès de 37 mineurs en détention

L'organisation Women in Mining Nigeria (WIMIN) a formellement dénoncé le décès de 37 mineurs artisanaux survenu alors qu'ils étaient sous la garde du Corps de défense civile et de sécurité du Nigeria (NSCDC) dans l'État du Niger. Face à la gravité des faits, l'organisation réclame l'ouverture d'une enquête judiciaire indépendante et transparente pour faire la lumière sur les circonstances exactes de cette tragédie.

Contestation de la version officielle

Alors que le NSCDC a initialement évoqué une « épidémie » pour expliquer ces décès, WIMIN rejette cette thèse en s'appuyant sur des témoignages de survivants et des rapports de renseignement. Selon ces sources, les victimes auraient succombé à une combinaison de chaleur extrême, de déshydratation et d'asphyxie dans une cellule surpeuplée, où près de 65 personnes étaient entassées. Les survivants rapportent que leurs appels à l'aide, alors que leurs codétenus s'effondraient, sont restés sans réponse de la part des gardiens. Parmi les victimes, la présence de mineurs âgés de 14 à 18 ans soulève une indignation particulière au sein de la société civile.

La précarité économique comme moteur de l'exploitation minière

WIMIN souligne que cet incident s'inscrit dans un contexte de pauvreté extrême dans l'État du Niger, où le taux de pauvreté multidimensionnelle atteint 69,1 %. Avec une population vivant majoritairement sous le seuil de pauvreté, de nombreux jeunes se tournent vers l'extraction artisanale de minerais tels que l'or, le lithium et la tantalite pour assurer leur survie. La présidente de WIMIN, l'ingénieure Janet Adeyemi, insiste sur le fait que ces activités ne sont pas le fruit d'un choix délibéré, mais une réponse à une détresse économique profonde.

Appel à une réforme structurelle du secteur

L'organisation dénonce la stratégie de « criminalisation de la pauvreté » adoptée par les autorités, qui privilégient la répression brutale au détriment d'une approche humaine. WIMIN exhorte le gouvernement à abandonner les méthodes coercitives au profit d'une formalisation du secteur minier artisanal. Les recommandations incluent une meilleure protection contre le travail des enfants, la mise en place d'alternatives éducatives pour les adolescents vulnérables et une indemnisation des familles endeuillées. En alignement avec la Commission nationale des droits de l'homme, WIMIN rappelle que le droit à la vie et à une procédure équitable doit prévaloir, quelles que soient les allégations portées contre les individus détenus.

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