L'organisation PDES a profité de la 63e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies à Genève pour interpeller la communauté internationale sur la situation des réfugiés dans les camps de Tindouf. Elle préconise une refonte des mécanismes d'enregistrement et de documentation pour mieux répondre aux besoins fondamentaux et sécuritaires des populations concernées.
Un besoin critique d'enregistrement officiel
Actuellement, l'identification des résidents des camps de Tindouf repose sur des documents délivrés par un centre d'identification interne, une situation jugée insuffisante par PDES. En s'appuyant sur les rapports du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), l'organisation souligne que l'absence d'un enregistrement officiel standardisé entrave l'accès effectif aux droits et aux services essentiels. La mise en place d'un système fiable est présentée comme un levier indispensable pour identifier précisément les besoins des individus et renforcer leur protection contre les risques d'abus.
Optimiser l'assistance humanitaire par la donnée
Au-delà de la question identitaire, PDES lie la fiabilité des données à l'efficacité de l'aide humanitaire. Alors que les priorités restent centrées sur l'alimentation, la santé, l'eau et l'éducation, notamment à travers le plan de réponse 2026-2027 et la stratégie éducative 2026-2030, une meilleure connaissance des populations permettrait une allocation plus pertinente des ressources. L'organisation insiste sur la nécessité de dépasser la gestion de l'urgence pour instaurer des mécanismes de protection durables, capables de réduire la dépendance à l'assistance extérieure sur le long terme.
Coopération internationale et solutions durables
Pour concrétiser ces réformes, PDES appelle à une coopération renforcée entre les autorités du pays hôte et le HCR. Cette collaboration est perçue comme le socle nécessaire pour garantir une documentation conforme aux standards internationaux. En parallèle, l'organisation réaffirme l'importance de maintenir les perspectives de solutions durables pour les réfugiés, en insistant particulièrement sur le droit au retour volontaire, sûr et digne, dès que les conditions politiques et sécuritaires le permettront.