Le métal jaune cède du terrain sous la pression d’un billet vert renforcé, tandis que les investisseurs scrutent la prochaine décision de la Réserve fédérale américaine pour anticiper l’évolution des taux d’intérêt.
Un contexte marqué par la force du dollar
Les cours de l’or ont reculé de 0,5 % mardi, s’établissant à 4 056 dollars l’once, sous l’effet d’un dollar maintenu à un niveau élevé. Cette appréciation de la monnaie américaine rend l’or, libellé en dollars, plus coûteux pour les détenteurs d’autres devises, ce qui pèse sur la demande. Les contrats à terme sur l’or pour livraison en août ont suivi la même tendance, perdant également 0,5 %.
Les traders ajustent leurs positions en attendant la réunion de politique monétaire de la Fed, prévue sur deux jours à partir de mardi. Les anticipations d’un maintien des taux à court terme restent majoritaires, mais les probabilités d’une hausse de 25 points de base en septembre ont grimpé à 81 %, selon les dernières estimations. Cette dynamique reflète une réévaluation des perspectives économiques et des risques inflationnistes aux États-Unis.
Géopolitique et demande asiatique en toile de fond
Sur le plan géopolitique, les déclarations de Donald Trump sur des négociations en cours avec l’Iran contrastent avec des tensions persistantes. Malgré des signaux d’ouverture, des attaques par drones ont été signalées en Arabie saoudite, en Jordanie et en Irak, rappelant la fragilité de la trêve. Ces incertitudes alimentent une demande de valeurs refuges, mais l’impact sur l’or reste limité face à la domination du dollar.
Côté demande, les importations nettes de la Chine via Hong Kong ont plus que doublé en juin par rapport à l’année précédente, bien qu’elles aient reculé de plus de 5 % par rapport au mois précédent. Cette volatilité souligne l’influence croissante des acteurs asiatiques sur les marchés des métaux précieux, tout en reflétant les ajustements des réserves stratégiques des banques centrales.
Dans le secteur minier, Gold Fields a soumis une proposition de renouvellement de bail pour sa mine de Tarkwa au Ghana, un signal de stabilité pour l’un des principaux producteurs africains. Cependant, cette annonce n’a pas suffi à contrebalancer la pression baissière sur les cours, dans un marché où la spéculation sur les taux d’intérêt prime sur les fondamentaux.