Le parti d'opposition African Democratic Congress (ADC) a vivement critiqué la récente nomination des membres du conseil de campagne du président Bola Tinubu pour l'échéance électorale de 2027. La formation politique qualifie cette structure de « centre de réhabilitation » pour des personnalités faisant l'objet d'allégations de corruption non résolues.
Des interrogations sur le devenir des poursuites judiciaires
Par la voix de son secrétaire national à la publicité, Mallam Bolaji Abdullahi, l'ADC pointe du doigt la présence, au sein de l'équipe présidentielle, d'individus ayant été visés par des poursuites de la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) pour des malversations financières présumées. Le parti exige une transparence totale de la part de l'exécutif, demandant que le gouvernement justifie formellement les conditions et les modalités de blanchiment de ces profils. Selon l'ADC, les enquêtes pour corruption sous l'administration actuelle semblent s'éteindre mystérieusement, permettant à certains acteurs de réapparaître dans des positions officielles ou politiques sans que leur situation judiciaire ne soit clarifiée.
Un scrutin sous le signe du bilan économique
Au-delà des critiques sur la probité des membres du conseil de campagne, l'ADC positionne l'élection de 2027 comme un référendum sur les trois premières années de mandat de Bola Tinubu. Le parti d'opposition dresse un constat sévère, dénonçant une aggravation de la pauvreté et une crise du coût de la vie qui contraste, selon lui, avec l'opulence affichée par les élites politiques. Pour l'ADC, ces réalités sociales ne pourront être occultées par les stratégies de communication de campagne.
Propositions sur la gestion des subventions pétrolières
Face à ce qu'il qualifie de politiques inefficaces, le parti d'opposition réitère ses recommandations en matière de politique énergétique. L'ADC préconise la mise en place d'un système de subventions sur la production de carburant qui soit strictement ciblé, plafonné et soumis à un audit indépendant. L'objectif affiché est de réduire les prix à la pompe pour soulager le pouvoir d'achat des ménages nigérians. Le parti insiste sur l'impératif de traçabilité des fonds publics, exigeant que chaque naira dépensé et chaque baril de pétrole produit fassent l'objet d'une comptabilité rigoureuse et transparente pour mettre fin aux gaspillages dénoncés.