L'ONU adopte une résolution historique pour rétablir les proportions réelles de l'Afrique sur les cartes mondiales

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 35 lectures
L'ONU adopte une résolution historique pour rétablir les proportions réelles de l'Afrique sur les cartes mondiales

L'Assemblée générale des Nations Unies a officiellement adopté une résolution visant à abandonner la projection de Mercator, utilisée depuis 1569, au profit de représentations cartographiques respectant les dimensions réelles des continents. Portée par le Togo au nom du Groupe africain et soutenue par l'Union africaine, cette initiative a recueilli 164 voix favorables, marquant une étape symbolique majeure dans la perception globale du poids géographique et politique de l'Afrique.

Une distorsion historique au détriment des régions équatoriales

La projection de Mercator, conçue à l'origine pour la navigation maritime, privilégie la conservation des angles au détriment de la précision des surfaces. Ce choix technique a engendré une distorsion systématique : les terres proches des pôles, comme l'Europe ou le Groenland, apparaissent artificiellement agrandies, tandis que les régions équatoriales sont visuellement réduites. À titre d'exemple, le Groenland semble égaler l'Afrique sur les cartes classiques, alors que le continent africain est en réalité 14 fois plus vaste, couvrant environ 30,3 millions de kilomètres carrés.

Au-delà de la cartographie, un enjeu de représentation mondiale

La résolution encourage les États, les institutions internationales, les médias et les entreprises technologiques à adopter des projections à aires égales, telles que la projection « Equal Earth ». Pour les promoteurs de ce texte, cette correction dépasse le cadre technique pour devenir un impératif cognitif et géopolitique. Il s'agit de mettre fin à une minimisation symbolique de l'Afrique dans l'imaginaire collectif, qui a perduré pendant près de cinq siècles et a pu influencer, de manière diffuse, la perception de la place du continent dans les affaires internationales.

L'impératif d'une action structurelle complémentaire

Si cette réforme cartographique est saluée comme une correction nécessaire d'une injustice visuelle, elle ne constitue qu'une étape symbolique. Les défis structurels auxquels fait face le continent demeurent prioritaires. Pour transformer cette reconnaissance en levier de développement, des actions concrètes sont jugées indispensables : la lutte contre les flux financiers illicites, la sécurisation des zones en proie aux insurrections, le renforcement de l'intégration économique via la ZLECAf et une réforme de la gouvernance mondiale, notamment par l'obtention de sièges permanents au Conseil de sécurité de l'ONU. En somme, si la carte est désormais plus juste, les enjeux de sécurité, de souveraineté économique et de justice sociale restent les véritables chantiers de l'influence africaine sur la scène internationale.

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