L'ONG britannique FairSquare a officiellement saisi la commission d'éthique de la FIFA, exigeant l'ouverture d'une enquête sur le président de l'instance, Gianni Infantino. Cette démarche pointe du doigt une série de manquements présumés aux obligations de neutralité politique et de loyauté, directement liés aux interactions du dirigeant avec le président américain Donald Trump.
Huit incidents au cœur de la plainte
Dans un document détaillé de huit pages, FairSquare recense huit épisodes chronologiques illustrant, selon elle, une proximité problématique entre les deux hommes. Les griefs incluent l'attribution d'un prix de la paix de la FIFA à Donald Trump, des messages de soutien diffusés par Gianni Infantino sur les réseaux sociaux, ainsi que des dossiers plus complexes survenus en 2026, tels que l'affaire impliquant l'international américain Folarin Balogun et un projet avorté de « vente de la Coupe du monde ». L'ONG soutient que ces faits, pris dans leur globalité, révèlent un abus de pouvoir présidentiel et une possible recherche d'avantages personnels.
Un enjeu de gouvernance pour l'instance mondiale
Pour l'organisation plaignante, le comportement du président de la FIFA constitue une violation flagrante du Code d'éthique de l'institution. Nicholas McGeehan, directeur de FairSquare, a souligné que l'absence de réaction de la part de la FIFA confirmerait, selon lui, une incapacité de l'instance à s'auto-réguler. Cette offensive s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes, alors que plusieurs fédérations nationales commencent à exprimer ouvertement leurs réserves concernant la gestion actuelle de Gianni Infantino.
Une pression accrue avant les prochaines échéances
Cette nouvelle saisine s'ajoute à une série de démarches entreprises par FairSquare contre le dirigeant italo-suisse. Après le rejet d'une plainte par le Comité international olympique en juillet et une demande d'inéligibilité déposée en août, l'ONG intensifie la pression à l'approche de la prochaine élection à la présidence de la FIFA. Si la FIFA n'a pas réagi aux sollicitations concernant ces nouvelles accusations, la multiplication des recours place la gouvernance de l'organisation sous une surveillance accrue, alors que le climat politique interne semble se fragiliser à l'approche du scrutin.