Le gouvernement britannique a qualifié de « regrettable et préjudiciable » la décision d'Israël de fermer le consulat du Royaume-Uni à Jérusalem. Cette mesure de rétorsion fait suite à l'annonce, par douze pays occidentaux, de sanctions commerciales visant les colonies israéliennes en Cisjordanie en raison de la recrudescence des violences contre les populations palestiniennes.
Une escalade diplomatique après les sanctions
La décision israélienne ne se limite pas à la fermeture du consulat britannique. Tel-Aviv a également annoncé l'expulsion des représentants britanniques du centre de surveillance du cessez-le-feu à Gaza, l'interdiction de formations destinées aux forces de l'Autorité palestinienne, ainsi que le refus d'entrée sur le territoire israélien pour douze ressortissants britanniques, incluant une majorité de parlementaires. Ces mesures interviennent après une déclaration commune de douze nations, dont la France et le Royaume-Uni, visant à restreindre les échanges commerciaux avec les colonies, jugées illégales au regard du droit international.
Le maintien de la coopération sécuritaire
Malgré ces tensions diplomatiques, le ministre britannique des Affaires étrangères, Ed Miliband, a tenu à dissocier les sanctions commerciales de la coopération stratégique. Il a affirmé que les relations en matière de renseignement et de sécurité entre Londres et Israël demeurent intactes, soulignant l'importance de la collaboration face aux menaces régionales, notamment celles liées à l'Iran. Le gouvernement britannique semble ainsi vouloir maintenir un canal de communication sécuritaire tout en marquant une rupture politique sur la question de l'expansion des colonies.
La menace sur la solution à deux États
La coalition des douze pays justifie ces sanctions par la nécessité de préserver la solution à deux États, gravement compromise par l'expansion continue des colonies et les violences accrues en Cisjordanie. Le projet récent de construction de 1 200 logements dans la zone E1, qui isolerait davantage Jérusalem-Est, a cristallisé les critiques internationales. Si le grand rabbin du Royaume-Uni a critiqué ces sanctions, les qualifiant d'« étendard politique » risquant d'alimenter l'extrémisme, les puissances occidentales maintiennent leur détermination à agir pour une paix durable dans un territoire occupé depuis 1967, où résident désormais près de 737 000 colons israéliens.