Le gouvernement britannique a officiellement désigné les Gardiens de la Révolution islamique iraniens comme les instigateurs probables d'une opération menée fin septembre aux abords de la base aérienne de Fairford. Cette déclaration du Premier ministre Andy Burnham marque une escalade diplomatique majeure, entraînant une condamnation internationale coordonnée par 29 pays.
Une opération attribuée aux Gardiens de la Révolution
Le 12 octobre, devant le Parlement, le Premier ministre Andy Burnham a affirmé qu'il était « presque certainement » établi que l'incident survenu le 27 septembre près de la base de Fairford, utilisée par l'armée américaine, avait été dirigé par le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC). Cette base, stratégique pour les opérations défensives américaines, avait été le théâtre d'une intervention policière après le signalement de trois véhicules suspects, entraînant l'évacuation de riverains et le bouclage du périmètre. Si aucune charge n'a été retenue contre les sept hommes arrêtés, tous libérés sous caution, les autorités britanniques maintiennent que l'opération visait à menacer la sécurité nationale.
Sanctions ciblées et riposte diplomatique
En réaction, Londres a annoncé de nouvelles sanctions visant deux ressortissants iraniens : Ruhollah Bazghandi, responsable du contre-espionnage au sein des Gardiens de la Révolution, et Shahram Ali Reza Tamarzadeh Jakki, présenté comme un intermédiaire criminel. Ces mesures incluent le gel de leurs avoirs et une interdiction d'entrée sur le territoire britannique. Parallèlement, le ministère des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur d'Iran à Londres, tandis qu'une coalition de 29 pays, incluant les États-Unis, le Canada, l'Australie et la majorité des membres de l'Union européenne, a dénoncé dans un communiqué conjoint toute tentative d'intimidation ou de déstabilisation sur leurs sols respectifs.
Le démenti de Téhéran et les conséquences opérationnelles
De son côté, l'Iran a formellement rejeté ces accusations par la voix de son ambassadeur, Ali Moussavi, exigeant la présentation de preuves tangibles. Malgré ces dénégations, l'incident a déjà eu des répercussions concrètes sur la posture militaire américaine : les États-Unis ont confirmé le retrait de leurs bombardiers stationnés sur la base de Fairford. Alors que le gouvernement britannique promet de mobiliser tous les leviers juridiques pour démanteler les réseaux de financement iraniens, la situation reste sous haute surveillance, illustrant les tensions persistantes entre Téhéran et les puissances occidentales.