L'Office national de l'assainissement du Sénégal (ONAS) initie une phase de concertation élargie pour structurer son plan d'accompagnement social lié à la dépollution de la baie de Hann. Ce dispositif vise à concilier les impératifs de restauration écologique avec la préservation des moyens de subsistance des populations riveraines, tout en garantissant une inclusion active des communautés locales dans la gestion du projet.
Une démarche participative pour les riverains
Le directeur général de l'ONAS, Séni Diène, a placé la concertation au cœur de cette nouvelle étape, affirmant que les mesures de soutien seront co-construites avec les organisations communautaires. Ce plan social intervient en complément des opérations d'indemnisation et de compensation déjà engagées. L'objectif est de renforcer la résilience socioéconomique des habitants des neuf communes concernées, en veillant particulièrement à l'intégration des groupes les plus vulnérables impactés par les décennies de dégradation environnementale de la baie.
Avancement technique des infrastructures
Sur le plan opérationnel, le projet de dépollution atteint une phase de maturité avancée. Les travaux de l'intercepteur affichent un taux de réalisation de 97 %, tandis que la station d'épuration atteint 96 % et l'assèchement du Canal 6, 90 %. Ces infrastructures, essentielles pour stopper les rejets industriels et domestiques, constituent le socle technique indispensable à la restauration de l'écosystème marin et à l'amélioration durable du cadre de vie pour plus de 500 000 personnes.
Un investissement international pour la baie
Ce vaste chantier, évalué à 184,5 millions d'euros, bénéficie d'un soutien financier multilatéral impliquant l'Agence française de développement, l'Union européenne, Invest International Public Project et la China Development Bank. Au-delà de l'aspect technique, la réussite de ce projet repose sur la capacité de l'ONAS à transformer ces investissements en un levier de développement local. L'atelier participatif en cours doit permettre de définir des mesures consensuelles, articulant les enjeux de santé publique, de protection environnementale et de dynamisation des activités économiques locales, gravement affectées par la pollution historique du site.