La Ligue de football professionnel (LFP) refuse de décaler le match Toulouse-Lyon de Ligue 1, prévu ce samedi à 20h45, malgré les sollicitations de l'OL en vue de son barrage retour contre Fenerbahçe en Ligue des champions. Une décision qui cristallise les tensions autour de l'équité des calendriers et des enjeux européens.
Un calendrier sous tension pour l'OL
L'Olympique Lyonnais, engagé dans un barrage retour contre Fenerbahçe ce mercredi 21h au Groupama Stadium, a vu sa demande de report du match contre Toulouse rejetée par la LFP. Ce refus intervient alors que les Gones doivent enchaîner deux déplacements en quatre jours, avec une rencontre en Ligue 1 entre les deux rendez-vous européens. Paulo Fonseca, l'entraîneur lyonnais, et Corentin Tolisso ont dénoncé une décision « égoïste », rappelant que la Ligue avait pourtant accepté l'an dernier de décaler Lens-PSG pour faciliter la préparation du PSG en Ligue des champions.
Deux poids, deux mesures ?
Les critiques se multiplient contre la LFP, accusée de favoritisme. Walid Acherchour et Daniel Riolo, sur le plateau de l'After Foot, ont souligné l'incohérence de la situation. « Pourquoi l'OL, qui doit aller chercher une qualification dans un match au couteau, n'aurait pas le droit à la même chose ? » a interrogé Riolo, évoquant les deux reports accordés au PSG la saison précédente. Pour Acherchour, les Lyonnais sont « les dindons de la farce », dénonçant un calendrier « bordélique » et l'absence de vision à long terme pour organiser les compétitions.
Les enjeux financiers et la réforme en question
Daniel Riolo a pointé du doigt les logiques financières derrière cette décision, estimant que « le football français ne peut pas empêcher Lyon de décaler un match » si cela sert les intérêts européens. Il a rappelé la réforme récente de la gouvernance du football français, adoptée au Sénat en juillet, qui pourrait redéfinir les rapports de force entre fédérations et ligues. Une réforme qui, selon lui, pourrait aggraver les déséquilibres si elle n'est pas accompagnée d'une meilleure anticipation des calendriers.
L'OL en quête de qualification européenne
Lyon, qui a obtenu le nul en Turquie contre Fenerbahçe mardi dernier, doit désormais s'imposer ou faire match nul au retour pour se qualifier en phase de ligue de la Ligue des champions. Une qualification qui placerait l'OL aux côtés du PSG, Lens et Lille, déjà assurés de participer à la compétition. La pression est d'autant plus forte que le club doit composer avec un calendrier serré, où chaque minute de repos compte avant un barrage décisif.