Loi de finances rectificative 2026 : le gouvernement clarifie le maintien des investissements stratégiques

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 16 lectures
Loi de finances rectificative 2026 : le gouvernement clarifie le maintien des investissements stratégiques

Face aux incertitudes entourant la révision de la loi de finances rectificative (LFR) 2026, le ministère de l'Économie, du Plan et de la Coopération a tenu à clarifier la trajectoire des investissements publics. Loin d'un abandon massif, l'exécutif a classé 19 projets majeurs selon trois catégories, tout en procédant à un ajustement nécessaire des paramètres macroéconomiques du pays.

Priorités maintenues et secteurs clés

Le gouvernement confirme la poursuite de chantiers structurants essentiels au développement national. Parmi les projets maintenus figurent la construction de 35 centres de santé, programmée sur la période 2026-2028, ainsi que le désenclavement via la route Mékhé-Pékesse-Thilmakha. Le secteur agricole bénéficie également d'une attention particulière avec le soutien aux filières arachidière, mil, fonio et sorgho. Par ailleurs, des infrastructures stratégiques comme l'Université du Sénégal oriental, le programme d'urgence de modernisation des axes routiers (PUMA) et les projets d'électrification rurale, dotés de 2 milliards de FCFA, restent inscrits à l'agenda budgétaire.

Soutien fiscal et reprogrammation technique

Si certains projets sont maintenus, d'autres font l'objet d'un traitement différencié. Le programme de construction de 30 000 logements est désormais classé comme « soutenu », bénéficiant de mesures fiscales et douanières spécifiques pour garantir sa viabilité. À l'inverse, le projet de transfert d'eau du lac de Guiers vers Touba subit une reprogrammation technique : les crédits alloués aux indemnisations sont décalés à l'exercice 2027. Cette décision illustre la volonté de l'État d'ajuster les calendriers d'exécution en fonction des ressources disponibles et des capacités de financement réelles.

Révision des indicateurs macroéconomiques

Ces arbitrages s'inscrivent dans un contexte de révision profonde des prévisions économiques pour 2026. Le gouvernement a dû intégrer une hausse significative des subventions à l'énergie, qui passent de 250 à 790,3 milliards de FCFA. Cette pression budgétaire, couplée à une révision à la baisse des recettes du PRES — passant de 762,9 à 311,5 milliards de FCFA — impacte directement les indicateurs de performance. La prévision de croissance est ainsi ramenée de 5 % à 2,7 %, tandis que le déficit budgétaire prévisionnel est réévalué à 7,6 % du produit intérieur brut, contre 5,4 % initialement anticipés.

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