Le 2 septembre, l’Iran a réagi à un bombardement américain qui a fait 11 morts civils lors d’un mariage en déclarant qu’il allait « briser » Washington. Cette riposte a entraîné des frappes contre plusieurs alliés américains dans la région et a fait bondir les cours du pétrole.
Une riposte militaire étendue à travers le Moyen‑Orient
Dans la soirée du 2 septembre, les forces armées iraniennes ont annoncé des attaques coordonnées contre des cibles situées en Jordanie, au Koweït, à Bahreïn, en Irak et aux Émirats arabes unis, tous perçus comme soutiens des États‑Unis. En Jordanie, l’armée a déclaré avoir intercepté dix missiles iraniens, trois autres s’étant écrasés hors zones habitées sans faire de blessés. Au Koweït, un drone iranien aurait déclenché un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale, tandis qu’en Irak, des explosions ont été entendues à Erbil, où les Gardiens de la Révolution islamique ont affirmé avoir frappé des bases américaines. Le Bahreïn a également été visé, bien que les détails restent limités.
Conséquences immédiates sur les marchés pétroliers
Les annonces de ces frappes ont rapidement fait réagir les marchés de l’énergie. Le prix du Brent, qui oscillait autour de 77 €, a franchi la barre des 90 $ le baril, reflétant les craintes d’une escalade du conflit et d’éventuelles perturbations des flux d’hydrocarbures dans le détroit d’Ormuz, point névralgique du transport pétrolier mondial. Cette hausse intervient alors que le président américain, dans un ton provocateur, a suggéré de rebaptiser le détroit d’Ormuz « détroit Trump », alimentant davantage les tensions géopolitiques.
Accusations de crimes de guerre et mise en garde diplomatique
Le porte‑parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a qualifié le bombardement du mariage de « crime de guerre », dénonçant une « cérémonie de mariage sauvagement bombardée » dans le cadre d’une stratégie américaine visant à masquer ses revers. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a qualifié les États‑Unis de « Satan », rappelant également le bombardement d’une école à Minab qui avait coûté la vie à 155 personnes, dont 120 enfants, au début du conflit. L’Iran a averti que les États‑Unis et tout pays coopérant avec eux devaient s’attendre à une « nouvelle stratégie » destinée à « briser les fondements » de l’ennemi, sans préciser les modalités de cette escalade.