Le président iranien Masoud Pezeshkian a balayé d’un revers de main l’impact des nouvelles sanctions économiques américaines, promettant de résister à toute « asphyxie économique » tout en maintenant une posture ferme face à Washington.
Une résistance historique aux sanctions
Depuis la révolution islamique de 1979, l’Iran a subi des décennies de sanctions économiques massives, sans jamais céder aux pressions extérieures. Pezeshkian a réaffirmé cette ligne, déclarant que les mesures récentes de Washington ne feraient que renforcer la détermination de Téhéran. « Notre principe reste l’interaction et la négociation, mais nous ne plierons pas face aux pressions économiques, comme nous l’avons toujours fait », a-t-il insisté. Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, avait pourtant évoqué une stratégie d’« asphyxie économique » visant à isoler l’Iran, avec des conséquences sévères pour les pays qui refuseraient de s’y joindre.
Le détroit d’Ormuz, enjeu stratégique et levier de pression
Au cœur des tensions, le détroit d’Ormuz, par lequel transite près d’un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié, est aujourd’hui paralysé. Depuis le début du conflit en février, l’Iran impose des restrictions croissantes sur ce passage, allant jusqu’à exiger des péages pour les navires. Washington, de son côté, exige un retour à la liberté de navigation d’avant-guerre et affirme détenir un « contrôle total » sur le détroit. Cette confrontation menace de perturber davantage les marchés énergétiques mondiaux, déjà fragilisés par les tensions géopolitiques.
Négociations gelées, dialogue impossible
Les pourparlers entre l’Iran et les États-Unis sont au point mort, les deux parties s’affrontant pour le contrôle du détroit d’Ormuz. Cette impasse diplomatique aggrave les risques de confrontation directe, alors que les sanctions américaines s’ajoutent à un contexte déjà explosif. Téhéran mise sur sa capacité à endurer les pressions économiques, tandis que Washington mise sur l’isolement international pour faire plier le régime. Dans l’immédiat, aucune issue n’est en vue, et la situation pourrait s’aggraver si les restrictions sur le détroit persistent.