Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu accuse l’Iran d’avoir tenté d’assassiner l’un de ses fils, une révélation qui s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre les deux pays. Cette affirmation, faite lors d’un entretien télévisé, soulève des questions sur la sécurité des proches des dirigeants israéliens et les risques d’escalade régionale.
Une accusation grave et inédite
Benjamin Netanyahu a déclaré lundi que l’Iran avait « essayé de tuer un de ses fils », sans préciser lequel des deux. Cette affirmation intervient alors que les relations entre Israël et l’Iran restent extrêmement tendues, notamment depuis les frappes israéliennes contre des sites iraniens et les représailles de Téhéran. Les autorités israéliennes n’ont pas détaillé les circonstances de cette tentative d’assassinat présumée, mais Netanyahu a souligné que cette menace justifiait une protection accrue des personnalités politiques.
Un contexte électoral et sécuritaire explosif
Cette déclaration a été faite alors que Netanyahu évoquait également la sécurité de Gadi Eisenkot, ancien chef d’état-major et rival politique à l’approche des élections législatives du 27 octobre. Le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’une protection permanente pour Eisenkot, estimant que son absence pourrait permettre aux Iraniens de réussir leurs attaques. Cette prise de position intervient après des informations selon lesquelles le Shin Bet, le service de sécurité intérieure israélien, aurait refusé d’accorder une protection rapprochée à Eisenkot.
Les fils de Netanyahu sous le feu des projecteurs
Benjamin Netanyahu a deux fils : Yair, 35 ans, qui réside principalement à Miami depuis 2024, et un second fils dont l’identité n’a pas été révélée. Yair Netanyahu, souvent critiqué pour ses prises de position politiques, est sous protection du Shin Bet depuis son séjour aux États-Unis. Ce déplacement a suscité des débats en Israël, certains s’interrogeant sur le coût de cette protection pour les contribuables, tandis que des habitants de Floride craignaient que sa présence ne fasse de la région une cible pour les ennemis d’Israël.
Une révélation sous embargo jusqu’à présent
Selon le journaliste israélien Amit Segal, la tentative d’assassinat présumée était connue des autorités depuis « des mois », mais son annonce publique a été retardée en raison d’une interdiction de publication. Cette révélation tardive pourrait refléter une volonté de ne pas alimenter les tensions avant des élections cruciales ou de protéger des enquêtes en cours. Elle marque cependant une escalade symbolique dans le conflit larvé entre Israël et l’Iran, où les cibles ne se limitent plus aux institutions ou aux militaires, mais s’étendent désormais aux familles des dirigeants.