Une nouvelle vague d'opérations militaires israéliennes en Cisjordanie occupée a conduit à la mort d'un civil et à la destruction ciblée d'infrastructures essentielles. Ces interventions, qui se multiplient à travers plusieurs localités, soulèvent des inquiétudes majeures quant à l'accès des populations aux services de base et à la liberté de circulation.
Le raid meurtrier à Aqraba
À Aqraba, au sud de Naplouse, les forces israéliennes ont mené une opération visant le domicile d'Abdul Karim Muhammad Salem Khader, âgé de 29 ans. Selon les rapports locaux, le bâtiment a été encerclé avant d'être ciblé par une grenade antichar. Les forces armées ont ensuite utilisé un bulldozer pour démolir des sections de l'habitation. Si l'armée israélienne justifie cette intervention en affirmant avoir neutralisé un homme armé, le corps de la victime a été retenu par les autorités militaires, une pratique qui accentue les tensions locales.
Restrictions de mouvement et siège des localités
Parallèlement à ces opérations, un bouclage strict a été imposé aux localités d'Anata et du camp de réfugiés de Shu’fat, à Jérusalem-Est. Les accès ont été totalement fermés, empêchant les résidents d'entrer ou de sortir. Adnan Ghaith, gouverneur de Jérusalem, a dénoncé une tentative d'imposer un siège durable sur le nord-est de la ville, soulignant que les forces présentes entravent également l'accès des ambulances aux blessés, entravant ainsi les secours d'urgence.
Destruction des infrastructures vitales
Les raids ne se limitent pas aux arrestations, qui ont touché au moins dix personnes dans les secteurs de Dura et d'Hébron. À Anata, les forces israéliennes ont procédé au terrassement des conduites d'eau principales, menaçant directement l'approvisionnement en eau des habitants. Dans le même temps, dans le village de Khallit al-Dabe, situé dans la région de Masafer Yatta, des opérations de démolition de maisons ont été engagées. Ces actions s'inscrivent dans une dynamique de raids violents et systématiques, comparables à ceux observés récemment à Qalqilya, illustrant une stratégie de pression accrue sur les infrastructures civiles dans les territoires occupés.