L'insécurité s'aggrave dans l'État du Niger après des enlèvements massifs dans plusieurs mosquées

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 70 lectures
L'insécurité s'aggrave dans l'État du Niger après des enlèvements massifs dans plusieurs mosquées

Une série d'attaques coordonnées contre des lieux de culte dans la zone de gouvernement local de Borgu, dans l'État du Niger, a conduit à l'enlèvement d'un nombre indéterminé de fidèles. Ces incursions, survenues juste après la prière du vendredi, soulignent la fragilité persistante de la sécurité dans cette région frontalière.

Une offensive coordonnée dans plusieurs localités

Les assauts ont frappé simultanément les communautés de Dekara, Gidan Zana, Sabon Gida et Masaka. Selon le député fédéral Jafar Muhammad Shetiman Borgu, les assaillants ont encerclé les mosquées avant d'emmener les fidèles, principalement des chefs de famille et des jeunes, vers les zones forestières environnantes. Outre les enlèvements, plusieurs victimes ont été blessées à l'arme blanche lors de ces opérations, tandis que d'autres parvenaient à s'échapper.

La menace des groupes Lakurawa et Mamudawa

La zone de Borgu, située à la confluence des États de Kebbi, Kwara et de la République du Bénin, est devenue un refuge pour des groupes armés identifiés comme les Lakurawa et les Mamudawa. Ces factions, qui imposent une interprétation radicale de la loi islamique en interdisant notamment l'alcool et le vol, semblent en proie à des dissensions internes. Des affrontements auraient éclaté entre ces groupes à la suite de l'invasion des mosquées, certains membres s'opposant à la pratique des enlèvements de fidèles.

Un défi sécuritaire persistant

Ces événements surviennent dans un contexte de dégradation sécuritaire marquée, illustrée par le meurtre de plus de 20 personnes dans la même zone la semaine précédente. Les autorités locales soupçonnent que ces enlèvements pourraient viser le recrutement forcé de jeunes au sein de ces milices. Cette situation ravive les craintes des populations, déjà traumatisées par des précédents majeurs, notamment l'enlèvement de plus de 200 élèves à Papiri en novembre 2025. Malgré les engagements des forces de sécurité à stabiliser la région, la multiplication de ces incursions démontre l'incapacité actuelle à protéger efficacement les zones rurales contre ces groupes armés.

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