Une vague de violences armées frappe les zones de gouvernement local de Riyom, Barkin Ladi et Mangu, dans l'État du Plateau, provoquant la mort de trois personnes et des pertes économiques significatives pour les agriculteurs. Ces incidents, marqués par le vol de bétail et la destruction de terres cultivables, soulèvent des inquiétudes majeures sur la protection des populations rurales à l'approche de la saison des récoltes.
Bilan humain et matériel dans les zones rurales
Les rapports émanant des organisations de jeunesse locales, notamment la Berom Youth Moulders-Association (BYM) et le Mwaghavul Youth Movement (MYM), font état d'une série d'agressions survenues entre le 6 et le 14 octobre 2026. À Wereng, dans la zone de Riyom, le vol de 114 têtes de bétail a été accompagné par le meurtre de David Danjuma, âgé de 42 ans. Parallèlement, à Tafan, dans la zone de Barkin Ladi, James Joro Dung, 48 ans, a été tué lors d'une incursion ayant également entraîné l'abattage de deux de ses bêtes.
Tensions autour de l'exploitation agricole
Dans la zone de Mangu, le conflit a pris une tournure particulièrement préoccupante à Nchiya. Selon le Mwaghavul Youth Movement, une incursion armée a suivi la destruction de cultures par du bétail errant sur des terres agricoles. Dauda Shamaki, 65 ans, a été tué alors qu'il assurait une veille communautaire, tandis qu'un agent de sécurité a été blessé par balle près de la localité d'Aloghom le même jour. Ces événements illustrent la fragilité des systèmes de surveillance locaux face à des groupes armés organisés.
Appels à une intervention sécuritaire accrue
Face à cette recrudescence de violence, les associations locales exigent une enquête approfondie, notamment sur la présence suspecte d'individus en uniforme militaire parmi les assaillants à Nchiya. Les organisations demandent aux autorités de l'État du Plateau de renforcer la surveillance le long des axes vulnérables et de garantir une protection effective des agriculteurs durant la période critique des récoltes. Si la mise en place de camps du Département des services d'État (DSS) est saluée, les acteurs locaux insistent sur la nécessité d'un financement adéquat et d'une extension des capacités opérationnelles de ces unités pour restaurer la sécurité dans ces zones rurales.