Une attaque armée survenue dans la nuit de mercredi à jeudi dans la communauté de Gwa Rim, située dans la zone de gouvernement local de Riyom, a coûté la vie à trois membres d'un groupe de vigilance local. Ce drame, qui s'est déroulé aux alentours de 2 heures du matin, souligne la vulnérabilité persistante des zones rurales de l'État du Plateau face aux incursions de groupes armés.
Une attaque ciblée contre les dispositifs de sécurité communautaire
Les victimes assuraient la surveillance d'un poste de garde civil lorsque les assaillants ont ouvert le feu, profitant de l'obscurité et du sommeil des habitants pour mener leur opération. Le choix de cibler spécifiquement les vigiles, qui jouent un rôle de supplétifs dans la protection des populations locales, témoigne d'une volonté de fragiliser les mécanismes de défense mis en place par les résidents eux-mêmes.
Un climat d'insécurité grandissant pour les populations
Damba Dang, un habitant de la localité, a exprimé l'inquiétude croissante des citoyens face à la recrudescence des violences dans cette partie du pays. La disparition de ces trois gardes, qui s'efforçaient de sécuriser leur environnement immédiat, est perçue comme un coup dur pour la résilience des communautés locales. Ce sentiment d'insécurité est exacerbé par la répétition des attaques, rendant la vie quotidienne de plus en plus précaire pour les habitants de Riyom.
Appels à une intervention sécuritaire renforcée
Face à cette situation, des voix s'élèvent pour exiger une réponse plus ferme des autorités compétentes. L'appel est lancé aux agences de sécurité pour qu'elles renforcent leur présence autour de Gwa Rim et des zones environnantes, jugées particulièrement exposées. Au-delà de la sécurisation immédiate, les résidents réclament l'ouverture d'une enquête approfondie afin d'identifier les auteurs de cette attaque et de les traduire en justice, une étape jugée indispensable pour restaurer la confiance et prévenir de nouveaux drames dans la région.