L'insécurité persistante à Sokoto laisse des victimes civiles dans une détresse médicale critique

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 29 lectures
L'insécurité persistante à Sokoto laisse des victimes civiles dans une détresse médicale critique

L'attaque armée survenue récemment dans la communauté de Girkau, dans l'État de Sokoto, met en lumière la précarité extrême des victimes face aux conséquences sanitaires du terrorisme. Alors que le bilan humain s'alourdit, les survivants se retrouvent livrés à eux-mêmes pour financer des examens médicaux vitaux.

Une impasse financière pour les blessés

Jamilu Abubakar, âgé de 30 ans, fait partie des personnes grièvement blessées lors de cette incursion. Atteint par balle au dos alors qu'il revenait de ses terres agricoles, il est actuellement hospitalisé au centre hospitalier universitaire Usman Danfodiyo. Le diagnostic médical exige la réalisation immédiate d'une IRM et d'un scanner, dont le coût s'élève à 190 000 nairas. Pour sa famille, cette somme est inatteignable : son père, en situation de handicap, survit grâce à la mendicité, rendant impossible le règlement des frais nécessaires pour déterminer l'étendue de ses lésions neurologiques.

Un bilan humain qui s'alourdit

L'attaque de Girkau a causé la mort de cinq personnes, identifiées comme Abubakar Zagu, Abubakar Aliyu, Babangida Chali et Adamu Dan Gashuwa Dukura. Outre Jamilu Abubakar, plusieurs autres résidents, dont Dahru Dantunba, Jamilu Madugu, Sani Danbuga et Basiru Dansalah, ont également été blessés. Ces événements soulignent la vulnérabilité des populations rurales face aux groupes armés qui ciblent les zones agricoles, perturbant non seulement la sécurité physique mais aussi les moyens de subsistance des communautés locales.

L'attente d'une présence militaire pérenne

Face à la menace constante, les récentes opérations militaires dans la zone de gouvernement local de Kebbe ont suscité un regain d'espoir parmi les habitants. La saisie de matériel de guerre, incluant des armes et des motos appartenant aux assaillants, a permis de restaurer une certaine confiance. Toutefois, les résidents expriment une inquiétude majeure : ils appellent les autorités militaires à maintenir une présence durable sur le terrain. Selon eux, un retrait prématuré des troupes risquerait de permettre aux groupes criminels de se regrouper et de reprendre leurs activités terroristes dans les villages environnants.

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