L’inflation annuelle des prix à la consommation en Afrique du Sud a accéléré pour atteindre 5 % en juin, contre 4,5 % en mai. Ce niveau, le plus élevé depuis 2024, reflète une pression persistante sur le pouvoir d’achat des ménages.
Le transport constitue le principal contributeur à cette hausse, en raison de l’augmentation des prix des carburants, elle-même liée à la flambée des cours du pétrole. Les services publics, le logement et les assurances financières ont également pesé sur l’indice des prix. Sur un mois, l’inflation a progressé de 0,7 % entre mai et juin.
Selon les données de l’institution nationale de statistiques, les produits alimentaires ont enregistré un ralentissement, avec une inflation passant de 1,9 % en mai à 1,4 % en juin. Certains produits de base, comme le riz blanc, la farine de maïs et la bouillie, affichent même une baisse de prix par rapport à l’année précédente. Les céréales, en particulier, enregistrent une cinquième mois consécutif de déflation. La viande, quant à elle, voit son inflation continuer de reculer.
Les prix des carburants ont connu une hausse marquée : le litre d’essence a augmenté de 1,43 cent en juin, tandis que celui du diesel a progressé entre 2,62 et 3,25 cents selon la qualité. Sur les douze derniers mois, les prix des carburants ont bondi de 34,3 %, avec une hausse de 50,8 % pour le diesel et de 31,7 % pour l’essence. Cette dynamique a eu un effet domino sur l’inflation des transports de passagers, qui a enregistré une progression mensuelle de 8,1 % en juin.
Les responsables de l’institution soulignent que le transport a été le principal moteur des variations annuelles et mensuelles de l’indice des prix à la consommation (IPC). Cette situation pourrait inciter la banque centrale à relever à nouveau ses taux d’intérêt, alors que l’inflation dépasse désormais de deux points le seuil cible fixé à 3 %. Une telle mesure vise à contenir la hausse des prix, mais elle pourrait aussi freiner la croissance économique.