L’immigration ghanéenne met en garde contre les dons aux mendiants pour briser les réseaux d’exploitation

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 39 lectures
L’immigration ghanéenne met en garde contre les dons aux mendiants pour briser les réseaux d’exploitation

Le Service d’immigration du Ghana (GIS) appelle à cesser les dons directs aux mendiants, notamment aux enfants, pour couper les revenus des réseaux criminels exploitant les migrants vulnérables. Une opération récente dans les régions du Grand Accra et d’Ashanti a permis l’arrestation de 1 055 personnes, dont 662 enfants, révélant l’ampleur des trafics organisés derrière la mendicité forcée.

Une opération ciblant les réseaux de traite déguisés en mendicité

Le GIS a mené le 29 août une vaste opération de renseignement dans deux régions clés du pays, aboutissant à l’interpellation de 1 055 individus, majoritairement des enfants (662), mais aussi des femmes (248) et des hommes (145). Selon les autorités, ces arrestations visaient des réseaux organisés de traite exploitant la mendicité, souvent sous couvert de migration. Certains Ghanéens seraient même complices locaux, servant d’agents pour ces structures criminelles.

Des dons qui financent l’exploitation, alerte le GIS

Le Comptroller-General de l’immigration, Samuel Basintale Amadu, souligne que les aumônes versées directement aux mendiants, en particulier aux enfants, alimentent indirectement ces réseaux. En supprimant cette source de revenus, les autorités espèrent réduire la rentabilité de ces trafics et décourager les trafiquants. Une stratégie qui s’inscrit dans une approche globale de lutte contre l’exploitation des personnes vulnérables.

Une alternative pour les donateurs : les canaux officiels

Face à ce constat, le GIS recommande aux citoyens souhaitant aider les personnes dans le besoin de privilégier les structures agréées : le Département du bien-être social, les foyers pour enfants reconnus, les ONG crédibles ou d’autres organisations caritatives autorisées. Cette mesure vise à garantir que l’assistance parvienne aux bénéficiaires légitimes tout en soutenant les efforts de démantèlement des réseaux criminels.

Prise en charge des victimes : un processus en coordination avec l’État

Les 1 055 personnes interpellées ont été transférées vers un centre de rétention dédié pour une évaluation et un traitement administratif. Le GIS collabore étroitement avec le ministère du Genre et de la Protection sociale pour assurer aux victimes, en particulier aux enfants, un accompagnement adapté : soins, protection et soutien tout au long du processus de retrait des réseaux.

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