La compagnie de gendarmerie de Limbe a procédé à une série d'opérations qui ont conduit à l'arrestation de 22 personnes et à la saisie de 40 pirogues, de médicaments contrefaits et de plastiques non biodégradables importés du Nigeria. Ces actions visent à freiner la pêche illégale, à protéger la santé publique et à réduire la pollution marine dans la région du Fako.
Arrestations et saisies majeures
Au cours des derniers jours, les forces de gendarmerie de Limbe ont interpellé 22 individus suspectés d'être impliqués dans la pêche non autorisée. Les opérations ont également permis de confisquer 18 moteurs de pirogues et 22 embarcations sans autorisation, soit un total de 40 pirogues qui opéraient illégalement dans les eaux du littoral du Sud‑Ouest.
Médicaments falsifiés et plastiques importés du Nigeria
Parallèlement à la lutte contre la pêche, les autorités ont découvert un stock important de médicaments contrefaits ainsi que des plastiques non biodégradables en provenance du Nigeria. Ces produits, présentés par le commandant Amvela Bissa Eric Franck au préfet du Fako, Viang Mekala Engelbert, ont été remis aux services de justice pour enquête et poursuites.
Enjeux pour la santé publique et l’environnement
Les médicaments falsifiés représentent une menace directe pour la santé des populations locales, notamment dans un contexte où l’accès aux soins est déjà limité. De même, les plastiques non biodégradables contribuent à la dégradation des écosystèmes côtiers, aggravant la crise de la pollution marine qui affecte la pêche artisanale et le tourisme. La saisie de ces produits souligne la nécessité d’une coopération transfrontalière renforcée entre le Cameroun et le Nigeria pour contrôler les flux illicites.
Perspectives judiciaires et réponses institutionnelles
Les personnes arrêtées et les biens saisis ont été placés sous la garde de la justice camerounaise. Le préfet du Fako, en présence d’autorités administratives, traditionnelles et sanitaires, a souligné l’importance d’une réponse coordonnée pour dissuader les réseaux criminels. Les suites judiciaires permettront d’évaluer l’ampleur du réseau et d’envisager des sanctions exemplaires, tout en rappelant aux acteurs économiques locaux les obligations légales en matière de pêche durable et de sécurité sanitaire.