L'Igbo Renaissance Group a formellement condamné l'entrave dont aurait été victime Peter Obi, candidat à la présidentielle, lors d'une tentative de visite dans des communautés du Benue frappées par des violences meurtrières. L'organisation réclame des excuses publiques de la part du gouverneur de l'État, le révérend père Hyacinth Alia, tout en exigeant une enquête sur les responsables de cet incident.
Une entrave dénoncée comme une politisation de l'aide
Selon les allégations rapportées, le convoi de Peter Obi a été empêché d'atteindre les zones touchées par les massacres de Yelwata, alors qu'il souhaitait apporter son soutien et une assistance humanitaire aux familles endeuillées. Pour l'Igbo Renaissance Group, cette obstruction est jugée inacceptable. Le président du groupe, Emmanuel Igwe Chidi, a souligné que l'exercice du pouvoir exécutif doit transcender les clivages partisans pour se concentrer sur le service aux citoyens et la compassion envers les victimes.
Exigence de transparence et de sanctions administratives
Face à la gravité des faits, le groupe demande au gouverneur Hyacinth Alia de clarifier la situation sous 24 heures. L'organisation appelle à l'ouverture immédiate d'une enquête pour identifier les aides ou officiels ayant pu ordonner ou faciliter cette entrave. Si des responsables sont identifiés, l'Igbo Renaissance Group insiste sur la nécessité de les démettre de leurs fonctions, estimant qu'un tel abus de pouvoir porte atteinte à la dignité de la charge de gouverneur.
La neutralité des secours au cœur des préoccupations
Au-delà de la polémique politique, l'enjeu central demeure l'accès des populations sinistrées à l'aide humanitaire. L'organisation exhorte le gouvernement du Benue à garantir que l'assistance aux victimes ne soit soumise à aucune discrimination politique. Elle appelle également les agences de sécurité nationales à se saisir du dossier pour établir les circonstances exactes de l'incident. L'objectif affiché est de s'assurer que les futures missions de solidarité dans les zones de conflit soient régies par des impératifs de sécurité et d'humanité, et non par des considérations partisanes.