Libye : la guerre des réseaux au Sahel entre Haftar et Dbeibah menace la stabilité régionale

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 38 lectures
Libye : la guerre des réseaux au Sahel entre Haftar et Dbeibah menace la stabilité régionale

Malgré l’adoption en 2026 d’un budget national unifié, première depuis 2013, la Libye reste déchirée entre deux camps rivaux qui étendent leur rivalité au Sahel. Entre Saddam Haftar, fils du maréchal Khalifa Haftar, et Ibrahim Dbeibah, neveu du Premier ministre Abdelhamid Dbeibah, la lutte pour les réseaux et l’influence menace de déstabiliser une région déjà fragile.

Un budget unifié, mais une division persistante

L’accord budgétaire de 2026, salué comme une avancée, n’a pas suffi à apaiser les tensions entre l’Est et l’Ouest libyen. Soutenu par Washington, ce compromis masque mal une compétition acharnée pour le contrôle des ressources et des alliances au Sahel. Les deux camps, bien que théoriquement unis sur le papier, continuent de manœuvrer pour étendre leur emprise sur des zones clés comme le Fezzan, le Niger ou le Tchad.

Saddam Haftar, l’héritier en première ligne au Sahel

Saddam Haftar, fils et dauphin désigné du maréchal Khalifa Haftar, incarne la stratégie offensive du camp de l’Est. Ses actions au Sahel visent à consolider une influence durable, notamment en s’appuyant sur des réseaux locaux et des alliances militaires. Cette approche s’inscrit dans une logique de succession, alors que les rivalités au sein même de la famille Haftar s’intensifient, alimentant des défections et des tensions internes.

Dbeibah mise sur l’Ouest et les alliances fragiles

Face à lui, Ibrahim Dbeibah, neveu et proche collaborateur du Premier ministre Abdelhamid Dbeibah, représente le camp de l’Ouest. Son objectif : maintenir une présence dans les zones sahéliennes tout en négociant des partenariats avec les acteurs locaux. Cependant, cette stratégie se heurte à la réalité d’une Libye divisée, où les discussions sur le partage du pouvoir à Tripoli peinent à aboutir, malgré les pressions internationales.

Violences et fragilité : les signes d’une escalade

Les tensions se traduisent par des actes violents, comme l’assassinat du général al-Mansouri, responsable du renseignement du maréchal Haftar, à Benghazi, ou les frappes de drones contre des infrastructures énergétiques à Zawiya. Ces incidents illustrent la fragmentation du pays et la difficulté à stabiliser une région déjà minée par les conflits. La rivalité entre les deux camps, désormais exportée au Sahel, risque d’aggraver l’instabilité sous-régionale, alors que les populations locales paient le prix d’une gouvernance défaillante.

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