Mamadou Guèye, ancien directeur des Domaines et ex‑maire de Djiddah Thiaroye Kao, a été libéré ce jeudi après près de cinq mois de détention provisoire. Son départ de prison intervient alors que l’enquête sur l’assiette foncière du tribunal de Pikine‑Guédiawaye reste ouverte, laissant en suspens les suites judiciaires de l’affaire.
Une enquête foncière qui touche plusieurs figures de l’ancien régime
Le 30 mars, le juge d’instruction du deuxième cabinet a placé Mamadou Guèye sous mandat de dépôt dans le cadre d’une investigation portant sur la délimitation des terrains du tribunal de Pikine‑Guédiawaye. Cette procédure a également conduit à la mise en cause d’autres personnalités, dont l’ancien ministre de la Justice Ismaïla Madior Fall et l’ancien directeur des Domaines Mame Boye Diao, soulignant l’ampleur du questionnement autour de la gestion foncière sous l’ancien régime.
Les raisons de la détention et les accusations retenues
Guèye a été inculpé pour plusieurs chefs d’accusation liés à l’affaire foncière, bien que les détails précis des chefs n’aient pas été rendus publics dans les sources disponibles. Sa détention provisoire, qui a duré près de cinq mois, s’inscrivait dans le cadre d’une procédure judiciaire visant à établir les responsabilités éventuelles dans la définition de l’assiette du tribunal, un sujet sensible du point de vue de la transparence et de la légalité des attributions de terrain.
Libération et réactions du protagoniste
À sa sortie, Mamadou Guèye, également président de l’AS Pikine, a exprimé un soulagement visible, remerciant Dieu pour la délivrance. Ses déclarations, empreintes de gratitude religieuse, ont été relayées par les médias locaux, mais elles n’ont pas modifié le statut de l’enquête, qui continue d’avancer sous la supervision du juge d’instruction.
Perspectives : la procédure judiciaire se poursuit
La libération de Guèye ne signifie pas la clôture du dossier. L’instruction judiciaire concernant l’assiette foncière du tribunal de Pikine‑Guédiawaye demeure en cours, et les autorités judiciaires pourraient encore convoquer les personnes déjà mises en cause ou en identifier de nouvelles. Cette situation illustre les défis persistants de la gouvernance foncière au Sénégal, où la transparence des attributions de terrain reste un enjeu majeur pour la confiance citoyenne et la lutte contre la corruption.