Huit personnes retenues depuis plus d’un mois par les rebelles ADF dans la forêt de Seseo ont été rendues à leurs familles à Téturi, dans le territoire de Mambasa. Leur libération laisse toutefois une trentaine d’autres captifs toujours portés disparus, ce qui alimente l’inquiétude des proches et des acteurs de la société civile.
Libération des huit captifs à Téturi
Le 16 septembre 2026, les huit anciens otages ont été remis aux autorités militaires de Téturi après avoir parcouru à pied deux jours depuis le point de libération. Selon les témoignages recueillis, les ravisseurs les ont séparés en groupes de huit, les orientant vers différents sentiers afin de faciliter leur fuite. Une fois arrivés, les militaires les ont escortés jusqu’à leurs familles, mettant fin à une détention qui a duré plus de trente jours dans la dense forêt de Seseo.
Conditions de détention et conséquences sanitaires
Les rescapés décrivent une période de grande fatigue physique et de problèmes de santé, conséquence d’une alimentation insuffisante et de l’exposition aux conditions climatiques de la forêt. Plusieurs d’entre eux ont signalé des maux de tête, des douleurs musculaires et une perte de poids importante. Ces symptômes soulignent les risques sanitaires associés aux détentions prolongées en milieu isolé, et les autorités sanitaires locales ont été sollicitées pour assurer un suivi médical adéquat.
Disparition des trente autres otages : incertitudes et attentes
Parallèlement à la libération, les familles et les organisations de la société civile continuent de chercher des informations sur une trentaine de captifs qui auraient été dispersés lors de la même opération de libération. Aucun renseignement précis n’a été fourni quant à leur localisation actuelle, et les autorités n’ont pas encore confirmé de nouvelles pistes. Cette absence de visibilité alimente la peur et la frustration parmi les proches, qui restent dans l’attente d’une clarification officielle.
Réactions des autorités et de la société civile
Les responsables militaires de la région ont confirmé la prise en charge des huit libérés et ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les recherches sur les otages disparus. De leur côté, les acteurs de la société civile, dont l’activiste Marie‑Noëlle Anotane, appellent à une plus grande transparence et à un renforcement des mécanismes de protection des populations civiles face aux groupes armés. Elles soulignent également la nécessité d’un soutien psychologique et médical pour les victimes et leurs familles, afin de limiter les séquelles à long terme de ces enlèvements.