Affaire Pape Cheikh Diallo : malgré le non-lieu pour 28 accusés, l'ONG Jamra maintient la pression contre les réseaux criminels

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 36 lectures
Affaire Pape Cheikh Diallo : malgré le non-lieu pour 28 accusés, l'ONG Jamra maintient la pression contre les réseaux criminels

Malgré la libération de 28 personnes dans l’affaire Pape Cheikh Diallo, l’ONG Jamra, dirigée par Mame Makhtar Guèye, refuse de baisser la garde. Le responsable maintient sa dénonciation des réseaux criminels qu’il qualifie de « sataniques » et annonce la poursuite de son combat, avec le soutien affiché des autorités judiciaires locales.

Un non-lieu contesté et une mobilisation persistante

Le juge d’instruction a prononcé un non-lieu en faveur de 28 personnes impliquées dans l’affaire Pape Cheikh Diallo, une décision qui n’a pas ébranlé la détermination de Mame Makhtar Guèye. Pour le responsable de Jamra, cette affaire dépasse les clivages politiques ou religieux : elle engage la protection de la jeunesse sénégalaise contre ce qu’il qualifie de « réseaux sataniques LGBT, pédocriminels et de narcotrafiquants ». Dans une déclaration ferme, il a réaffirmé la nécessité d’une justice implacable, quel que soit le profil des accusés, et a salué le rôle des magistrats locaux, qu’il présente comme des figures intègres.

Jamra s’appuie sur un ancrage spirituel pour justifier son opposition à l’homosexualité, évoquant l’héritage religieux du Sénégal, pays où reposent des figures spirituelles majeures. Mame Makhtar Guèye a rappelé que son organisation avait joué un rôle actif dans l’enquête en transmettant aux autorités des éléments issus de ses propres investigations, dans le cadre d’une délégation judiciaire. Pour lui, cette transmission marque l’aboutissement de sa mission, mais il insiste sur la responsabilité des institutions à poursuivre les investigations.

Un combat qui s’inscrit dans la durée

Malgré les libérations prononcées, Jamra ne compte pas relâcher sa pression. Le responsable de l’ONG a réitéré son soutien aux autorités judiciaires et sécuritaires, notamment au commandant de la brigade de gendarmerie de Keur Massar et au procureur Saliou Dicko, qu’il qualifie de « magistrat incorruptible ». Il a formulé le vœu que ces acteurs soient protégés « jusqu’au démantèlement de tous les réseaux criminels » visés par l’enquête.

Cette affaire illustre les tensions persistantes autour des questions de mœurs et de sécurité au Sénégal, où les ONG comme Jamra jouent un rôle actif dans la surveillance des réseaux présumés. Mame Makhtar Guèye a conclu sa déclaration par une formule sans équivoque : « Le combat continue ! », signalant que l’organisation entend rester un acteur vigilant dans le suivi judiciaire de cette affaire et d’autres similaires à venir. La mobilisation de Jamra s’inscrit ainsi dans une logique de pression continue sur les institutions, tout en s’appuyant sur un discours à la fois moral et sécuritaire.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.