L'Inter-syndical de l'Hôpital de la Paix de Ziguinchor a officialisé un calendrier de grèves perlées pour le mois de septembre 2026. Ce mouvement, porté par le SAMES, le SNTS et le SUTSAS, dénonce une crise structurelle profonde marquée par des retards de subventions, une dette persistante et une dégradation préoccupante des équipements médicaux essentiels.
Une infrastructure technique en état de délabrement
Le personnel soignant pointe du doigt l'obsolescence et l'inopérabilité de plateaux techniques cruciaux. Parmi les revendications figurent la mise en service effective de l'IRM régionale, ainsi que la réparation de la radio numérique et de la radio panoramique dentaire. Au-delà du diagnostic, les syndicats exigent des travaux de réhabilitation urgents concernant la toiture, le réseau de canalisation et l'installation d'un incinérateur pour la gestion des déchets biomédicaux, soulignant que la sécurité sanitaire des patients et du personnel est directement compromise.
Déficits financiers et exigences de transparence
La crise est exacerbée par une gestion financière jugée opaque et précaire. Les syndicats rappellent que les retards administratifs dans le versement des subventions d'exploitation ont déjà engendré des pertes estimées à plus de 100 millions de francs CFA par structure hospitalière dans la région. Face à cette situation, le collectif réclame un audit interne, une réévaluation transparente de la dette de l'établissement et l'élection formelle des représentants du personnel pour garantir une meilleure gouvernance opérationnelle.
Un calendrier de mobilisation progressif
Le mouvement social se déploiera sur plusieurs séquences tout au long du mois de septembre 2026, alternant journées de grève générale et phases d'évaluation syndicale. Les dates retenues sont les 3-4, 8-9, 14-15 et 23-24 septembre, clôturées par un sit-in le 30 septembre. Malgré la fermeté de ces actions, les organisations syndicales assurent que le service minimum et la prise en charge des urgences seront maintenus, affirmant que leur objectif demeure la pérennisation du fonctionnement de l'hôpital plutôt que sa paralysie totale.