Le territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu, a été le théâtre d'une tragédie le samedi 12 septembre 2026, lorsqu'un engin explosif a causé la mort de sept personnes, dont cinq enfants. Cet incident, survenu à proximité d'un marché local, met en lumière les risques persistants liés à la présence de munitions non explosées dans une région marquée par des années de tensions armées.
Un drame survenu au cœur du groupement de Jomba
L'explosion s'est produite aux alentours de 11 heures locales dans le village de Nyirubara, situé dans la chefferie de Bwisha. Selon les informations recueillies, le drame a été déclenché par la manipulation d'un engin ramassé par des enfants près du marché de Kisoko, un lieu de rassemblement fréquenté par les populations locales pour leurs échanges commerciaux. Le bilan humain est lourd : cinq enfants et deux femmes ont perdu la vie, tandis qu'une dizaine d'autres personnes ont été grièvement blessées et transférées vers des structures sanitaires de la zone pour recevoir des soins d'urgence.
L'appel de la société civile pour une sécurisation urgente
Face à ce nouveau traumatisme, les acteurs de la société civile de Rutshuru ont exprimé leur vive préoccupation. Jean-Claude Babanze, activiste local, a souligné la dangerosité d'un territoire fortement pollué par des mines et des restes explosifs de guerre. Il insiste sur la nécessité d'une intervention rapide des services spécialisés pour identifier et neutraliser ces engins, afin de garantir la sécurité des civils qui tentent de reprendre leurs activités agricoles quotidiennes.
La nécessité d'une action concertée pour la paix
La société civile a profité de cette tragédie pour interpeller les instances nationales et internationales, notamment le gouvernement congolais, l'Union africaine et les Nations unies. L'enjeu est double : il s'agit à la fois de renforcer la protection immédiate des populations civiles et d'accélérer les efforts de déminage. Pour les organisations locales, le rétablissement d'une paix durable demeure la condition sine qua non pour permettre aux experts en déminage d'accéder aux zones les plus exposées et de sécuriser durablement les espaces de vie des habitants du Nord-Kivu.