La Commission électorale indépendante (INEC) a officialisé la liste des 17 candidats en lice pour le poste de gouverneur de l'État de Kano. Cette publication a toutefois provoqué une onde de choc politique en raison de l'omission inattendue d'Aminu Abdulsalam, figure de proue du Nigeria Democratic Congress (NDC).
Une absence qui interroge le processus électoral
Alors que le gouverneur sortant, Abba Yusuf, figure bien sur la liste finale aux côtés de 16 autres prétendants, l'éviction d'Aminu Abdulsalam suscite de vives tensions. Si l'INEC n'a fourni aucune justification officielle pour cette disqualification, les spéculations vont bon train, oscillant entre des irrégularités administratives présumées et des obstacles juridiques pré-électoraux. Cette situation place le NDC dans une position délicate, obligeant le parti à explorer des recours administratifs et judiciaires urgents pour rétablir son candidat dans la course.
La thèse de l'erreur technique
Face à cette situation, le mouvement Kwankwasiyya et les cadres du NDC tentent de calmer les inquiétudes de leurs bases électorales. Selon Yusuf Kofarmata, haut responsable du parti, l'exclusion d'Abdulsalam résulterait d'une erreur matérielle de l'INEC. Il affirme que le candidat était en règle, ayant été dûment enregistré et son dossier correctement transmis via le portail de la commission. Des échanges auraient eu lieu avec l'institution, laquelle aurait reconnu, selon les dires du parti, une erreur technique dans le traitement du dossier.
Mobilisation maintenue sur le terrain
Malgré l'incertitude juridique qui plane sur la candidature d'Aminu Abdulsalam, actuellement en déplacement en Arabie saoudite, les consignes au sein du NDC restent à la mobilisation. Les responsables du parti ont exhorté les militants à poursuivre activement les campagnes électorales sur le terrain. L'enjeu est désormais de maintenir la dynamique politique tout en attendant une résolution formelle de la part de l'INEC, dont la gestion de ce dossier sera scrutée de près par les observateurs de la vie démocratique nigériane.