L'ex-ministre Lionel Bilgo incarcéré à Bobo-Dioulasso pour des irrégularités dans la promotion immobilière

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 63 lectures
L'ex-ministre Lionel Bilgo incarcéré à Bobo-Dioulasso pour des irrégularités dans la promotion immobilière

L'ancien ministre de l'Éducation, Lionel Bilgo, a été placé sous mandat de dépôt le 28 août 2026 à Bobo-Dioulasso. Il est poursuivi, aux côtés du directeur exécutif de la Société immobilière Traoré et Frères (SITRAF), pour des activités de promotion foncière exercées sans les autorisations légales requises.

Des irrégularités sur plus de 200 hectares

L'enquête, déclenchée le 19 août 2026 par le commissariat central de Bobo-Dioulasso, a mis en lumière des pratiques illégales sur trois sites distincts. La SITRAF exploitait deux terrains à Léguéma, totalisant 197 hectares, et un troisième site de 16 hectares à Lôgôfourousso. Si la société détenait un agrément délivré en janvier 2026 pour la construction de cités, le parquet souligne que ce document ne l'autorisait en aucun cas à procéder au morcellement des terres pour la vente de parcelles nues, ni à en faire la publicité.

Saisie de documents et poursuites judiciaires

Lors de la perquisition menée au siège de la société, les enquêteurs ont saisi plusieurs documents, notamment des attestations d'attribution de parcelles. Les investigations ont confirmé que des ventes de terrains nus avaient effectivement eu lieu auprès de particuliers, dont le nombre exact reste à établir. Face à ces éléments, le procureur du Faso a engagé des poursuites non seulement contre les deux dirigeants, mais également contre la structure SITRAF en tant que personne morale.

Un cadre légal strict pour la promotion immobilière

Cette affaire intervient dans un contexte de régulation accrue du secteur foncier au Burkina Faso. Les infractions reprochées aux prévenus, liées au non-respect de la loi n°2023-008/ALT du 20 juin 2023, sont sévèrement punies par le code pénal. Les peines encourues peuvent atteindre dix ans d'emprisonnement, assorties d'amendes substantielles pouvant s'élever à 100 millions de FCFA par hectare aménagé, ainsi qu'au double du montant des parcelles illégalement vendues. Le procès est fixé au 4 septembre 2026 devant le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso.

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