Face à l'automatisation croissante et au déploiement de l'intelligence artificielle, les professionnels de l'assistanat de direction doivent impérativement redéfinir leur valeur ajoutée. Le Centre for Executive Development (CED) exhorte ces cadres à délaisser les tâches purement opérationnelles pour s'imposer comme des partenaires stratégiques au sein des organisations.
Vers une mutation des compétences administratives
Lors de la table ronde « Executive Support 2030 » organisée à Accra, Abigail Ampontuah-Yeboah, directrice exécutive du CED, a souligné que la perception traditionnelle de l'assistant comme simple exécutant est devenue obsolète. Pour rester pertinents, les professionnels doivent désormais cultiver des aptitudes humaines que la technologie ne peut remplacer : intelligence émotionnelle, esprit critique, discrétion et gestion des relations complexes. L'enjeu est de transformer l'automatisation des tâches répétitives en une opportunité de se concentrer sur des responsabilités à plus forte valeur ajoutée.
Un levier pour la performance organisationnelle
L'implication stratégique des assistants de direction ne profite pas seulement à leur carrière, mais renforce directement la gouvernance et la productivité des entreprises. En étant formés à la gestion de projet, à la communication de haut niveau et aux enjeux de performance, ces collaborateurs deviennent des piliers de la prise de décision. Selon le CED, une montée en compétences dans ces domaines permet de réduire les risques opérationnels et d'améliorer la coordination interne, faisant de l'assistant un maillon essentiel de la chaîne de commandement.
L'impératif de formation continue
Le CED insiste sur la nécessité pour les professionnels de prendre en main leur propre développement par le biais de certifications et de formations continues. L'institution, qui a déjà accompagné plus de 200 professionnels, appelle également les employeurs à investir dans le capital humain de leurs équipes administratives. Cette collaboration entre les organismes de formation, les experts en ressources humaines et les dirigeants d'entreprises est présentée comme une condition sine qua non pour adapter les structures organisationnelles aux exigences du monde du travail de 2030.