L’Europe enregistre une flambée inédite du virus du Nil occidental, avec 99 régions touchées dans 12 pays depuis le début de l’année. Face à l’absence de traitement et à la propagation des moustiques vecteurs, l’agence européenne de santé publique appelle à une mobilisation urgente pour renforcer la surveillance et les moyens de lutte.
Une épidémie qui s’étend à travers le continent
Douze pays européens sont désormais concernés par le virus du Nil occidental, selon les dernières données de l’ECDC. Parmi eux, l’Italie et la Grèce concentrent l’essentiel des cas, avec respectivement 311 et 157 infections signalées. Ces deux pays, ainsi que 21 autres régions, enregistrent même des premiers cas cette année, un phénomène absent en 2025 à la même période. En comparaison, seulement 67 régions réparties dans 9 pays avaient été touchées l’an dernier, illustrant une accélération alarmante de la transmission.
Des moustiques vecteurs en expansion et des risques sanitaires graves
Transmis principalement par des moustiques, le virus du Nil occidental peut provoquer des symptômes grippaux bénins, mais aussi des complications neurologiques sévères, comme des méningites ou des comas. L’ECDC souligne que l’Europe doit impérativement renforcer ses capacités de contrôle des populations de moustiques, d’autant que la propagation s’accompagne d’une invasion d’espèces invasives, comme le moustique tigre. Présent dans 16 pays européens, ce dernier double sa zone d’influence en une décennie et transmet désormais des maladies comme la dengue ou le chikungunya.
L’appel à une réponse intégrée et européenne
Céline Gossner, experte à l’ECDC, insiste sur la nécessité d’une approche coordonnée associant surveillance accrue, mobilisation des communautés et solutions ciblées de lutte anti-vectorielle. « Une coopération étroite en Europe est indispensable pour un contrôle efficace », déclare-t-elle, rappelant que l’Europe doit agir avant l’automne, période où les infections atteignent leur pic. L’agence européenne rappelle par ailleurs qu’aucun vaccin ni traitement n’existe contre ce virus, rendant la prévention d’autant plus cruciale.