Les résultats de l'étude PISA inquiètent les pays européens, qui promettent des actions pour améliorer le niveau scolaire.
Les performances en baisse
Le dernier rapport PISA de l'OCDE, basé sur un test standardisé, révèle un niveau historiquement bas en mathématiques et en lecture pour les élèves des pays membres. En Europe, certains pays comme l'Espagne, la Croatie, le Luxembourg et la Bulgarie obtiennent des résultats inférieurs à la moyenne de l'OCDE dans les trois domaines évalués. À l'inverse, l'Estonie, la Finlande et l'Autriche affichent des performances supérieures.
La France et l'Espagne réagissent
Le ministre français de l'Éducation, Édouard Geffray, dénonce une « destruction cognitive » chez les jeunes, attribuant ce recul à la « surconsommation des réseaux sociaux ». Il reconnaît la nécessité d'agir et identifie les collèges comme un enjeu majeur pour mettre en place des pratiques pédagogiques efficaces. De son côté, la ministre espagnole de l'Éducation, Milagros Tolón, souligne l'importance de la compréhension de lecture comme fondement de l'apprentissage.
Les raisons du recul
Le rapport PISA enregistre une forte baisse en lecture, avec un recul de 28 points dans les pays membres de l'OCDE. Ce déclin est attribué à une numérisation accrue, à un temps passé devant les écrans plus long et à la diminution de la lecture de loisir. Le rapport met en avant l'importance des compétences d'évaluation de l'information et de pensée critique, particulièrement pertinentes à l'ère de l'intelligence artificielle.
L'implication des familles
Selon Andreas Schleicher, directeur de l'éducation à l'OCDE, les parents se perçoivent de plus en plus comme des clients de l'école plutôt que comme des acteurs impliqués. Les élèves dont les familles s'intéressent à leur scolarité obtiennent des résultats significativement meilleurs. La distraction numérique est également un facteur, avec des taux de distraction plus faibles dans les pays où l'utilisation des téléphones portables à l'école est encadrée.
Les solutions envisagées
Les pays européens s'engagent à prendre des mesures pour améliorer le niveau scolaire. La France et l'Espagne, notamment, reconnaissent la nécessité d'agir. La ministre espagnole a annoncé des programmes de coopération pour renforcer la compréhension de lecture et les mathématiques. Aux Pays-Bas, la secrétaire d'État à l'Éducation a promis un plan d'action pour lutter contre les faibles niveaux de lecture.