L'Europe contre-attaque : un plan ambitieux pour relancer les biotechs et rivaliser avec les États-Unis et la Chine

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 26 lectures
L'Europe contre-attaque : un plan ambitieux pour relancer les biotechs et rivaliser avec les États-Unis et la Chine
Photo par Pavel Danilyuk sur Pexels

L'Europe entend bien reprendre la main dans la course mondiale à l'innovation en biotechnologie. Face à la domination des États-Unis et de la Chine, le Vieux Continent dévoile un plan ambitieux pour stimuler ses biotechs et assurer sa souveraineté en matière de santé.

Un retard à combler

Bien que l'Europe dispose d'une recherche de pointe et de scientifiques de renommée mondiale, elle peine à transformer ses découvertes en traitements innovants et en réussites commerciales. Les biotechs européennes, comme Goliver Therapeutics, Phaxiam ou Carmat, font face à des difficultés financières, les empêchant d'atteindre la phase finale de leurs essais cliniques. De nombreuses start-ups deviennent ainsi des proies pour les investisseurs étrangers.

Les chiffres sont éloquents : 49 % des start-ups mondiales en biotechnologie se trouvent aux États-Unis, contre seulement 22 % en Europe. De plus, l'Europe attire désormais seulement 12 % des essais cliniques mondiaux, contre 30 % pour la Chine.

Le Biotech Act : une réforme clé

Consciente de ces enjeux, la Commission européenne a présenté le Biotech Act, une réforme visant à simplifier les procédures administratives et à injecter des milliards d'euros d'argent public dans le secteur.

L'un des objectifs clés est de réduire les délais d'autorisation des essais cliniques, actuellement plus longs en Europe qu'aux États-Unis ou en Chine. Cette mesure, bien que controversée, pourrait augmenter le nombre d'essais menés en Europe et générer des recettes supplémentaires.

Protéger la propriété intellectuelle

Bruxelles propose également de prolonger la protection de la propriété intellectuelle des entreprises pharmaceutiques, ajoutant une année supplémentaire aux vingt ans offerts par les brevets. Cette mesure, bien qu'elle augmente les coûts pour les États, vise à attirer et à maintenir les biotechs innovantes en Europe.

Convaincre les investisseurs

Pour rassurer les investisseurs, la Commission suggère la création d'un label pour les projets stratégiques en biotechnologie de santé, afin de flécher les innovations les plus prometteuses. L'objectif est de réduire les risques perçus par les investisseurs privés et de les inciter à s'engager aux côtés des investisseurs publics.

Parallèlement, la Commission espère débloquer des fonds importants dans le prochain budget européen pour soutenir les jeunes pousses du secteur et créer des sites de production.

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