La Fédération éthiopienne de football a officiellement manifesté son intérêt pour l'organisation de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2028. Cette candidature marque une volonté de retour sur le devant de la scène continentale pour un pays dont l'histoire est intimement liée aux premières heures de la compétition.
Un héritage historique à réaffirmer
L'Éthiopie occupe une place singulière dans le football africain, ayant été l'un des pays fondateurs de la compétition. Le pays a déjà accueilli le tournoi à deux reprises, en 1962 et 1976. Lors de l'édition inaugurale de 1957, la sélection éthiopienne avait atteint la finale, avant de remporter le trophée cinq ans plus tard sur son sol. Toutefois, cette influence historique s'est estompée au fil des décennies, l'équipe nationale ne s'étant qualifiée que pour deux phases finales au XXIe siècle, en 2013 et 2021.
Les défis logistiques et sécuritaires
Le dépôt de cette candidature intervient dans un contexte national complexe. L'organisation d'un événement sportif d'une telle envergure nécessite une stabilité infrastructurelle et sécuritaire que le pays peine actuellement à garantir. Des conflits armés persistants affectent les régions de l'Amhara et de l'Oromia, les deux États les plus peuplés du pays. La capacité de l'Éthiopie à sécuriser les sites de compétition et à moderniser ses installations sera un point déterminant pour la Confédération Africaine de Football (CAF) lors de l'examen du dossier.
Le paysage continental des candidatures
Alors que la CAF a déjà attribué l'édition 2027 à un trio composé du Kenya, de l'Ouganda et de la Tanzanie, le processus pour 2028 reste ouvert. À ce jour, l'Éthiopie se présente comme le premier acteur à formuler une intention claire pour cette échéance. L'absence d'autres candidats déclarés pour le moment pourrait offrir une fenêtre d'opportunité à Addis-Abeba, à condition que le projet soit jugé viable au regard des exigences strictes de la confédération en matière d'accueil et de logistique.