L'État nigérian de Cross River sollicite 25 millions de dollars à la COP17 pour sa résilience climatique

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 21 lectures
L'État nigérian de Cross River sollicite 25 millions de dollars à la COP17 pour sa résilience climatique

Le gouvernement de l'État de Cross River, au Nigeria, a officiellement sollicité une enveloppe de 25 millions de dollars lors de la COP17 sur la désertification à Oulan-Bator, en Mongolie. Cette initiative, baptisée « Restore Hope », vise à financer la réponse d'urgence, la restauration écologique et le renforcement de la résilience face aux catastrophes naturelles qui ont frappé la région entre juillet et août 2026.

Un bilan humain et matériel critique

Les intempéries prolongées de l'été 2026 ont provoqué une série de glissements de terrain et d'inondations dévastateurs, notamment à Calabar et dans ses environs. Le bilan est lourd : plusieurs décès ont été enregistrés, dont celui de quatre enfants d'une même famille à Ikot Anwatim, et de nombreux habitants ont été déplacés. Les infrastructures résidentielles ont subi des dommages considérables, poussant les autorités locales à admettre que l'ampleur de la menace écologique dépasse désormais les capacités d'intervention des institutions régionales isolées.

Une stratégie axée sur la résilience à long terme

Le plan de 25 millions de dollars sur 36 mois ne se limite pas à une aide humanitaire immédiate. Le gouvernement prévoit d'allouer 6 millions de dollars à la stabilisation des pentes et au drainage, et 6 millions supplémentaires à la restauration des bassins versants, des forêts et des zones humides. Le reste du budget est destiné à la cartographie des risques, aux études géotechniques, au renforcement des infrastructures communautaires et à la gestion administrative du programme. L'objectif est de passer d'une logique de secours ponctuel à une stratégie de prévention durable.

L'importance stratégique des écosystèmes de Cross River

Au-delà de la crise locale, l'État souligne sa valeur écologique mondiale. Cross River abrite plus de la moitié des forêts tropicales humides restantes du Nigeria. Cependant, la déforestation, l'urbanisation non planifiée et la dégradation des sols fragilisent ces écosystèmes, exacerbant les risques d'inondations. Bien que les autorités reconnaissent que le changement climatique joue un rôle, elles insistent sur la nécessité d'analyses techniques approfondies pour isoler les facteurs humains et géologiques spécifiques à chaque site.

Appel à une coopération technique internationale

La délégation présente en Mongolie appelle à la mise en place d'une mission technique multidisciplinaire pour valider les sites prioritaires et structurer un plan d'investissement transparent. Le gouvernement de Cross River propose une gouvernance inclusive, impliquant agences fédérales, experts, société civile et organisations locales. Cette démarche vise à garantir une gestion rigoureuse des fonds, avec une exigence de transparence sur les marchés publics et des audits financiers indépendants pour assurer que chaque dollar investi contribue réellement à la protection des populations et à la restauration des terres.

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