L'état-major malien impose un retour sous les drapeaux aux militaires opérant dans des groupes armés

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 33 lectures
L'état-major malien impose un retour sous les drapeaux aux militaires opérant dans des groupes armés

L'état-major général des Armées du Mali a émis un ultimatum exigeant le retour immédiat dans leurs unités de tous les militaires servant au sein de groupes armés. Cette mesure, officialisée le 28 août 2026, fixe une échéance au 6 septembre pour les soldats en situation irrégulière, sous peine de poursuites pour désertion.

Une injonction de retour sous les drapeaux

La directive concerne spécifiquement les militaires des forces nationales qui opèrent actuellement au sein de formations armées se revendiquant proches de l'État. Bien que le communiqué ne précise ni le nombre de soldats concernés ni l'identité des groupes visés, il souligne une volonté claire de restaurer la chaîne de commandement. Passé le délai du 6 septembre, l'absence de ces éléments sera qualifiée de désertion, ouvrant la voie à des procédures disciplinaires ou judiciaires dont les modalités restent à définir.

Distinction avec le processus DDR-I

Il est crucial de noter que cette injonction ne concerne pas les ex-combattants issus du programme de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Intégration (DDR-I). Ce dernier suit un parcours distinct et institutionnalisé. À ce jour, le dispositif DDR-I a permis la démobilisation de 1 760 individus, dont 1 617 ont été intégrés aux Forces armées maliennes (FAMa) après une formation de six mois achevée en août 2026. Ces recrues proviennent de diverses régions, notamment Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudéni et Ménaka.

Un paysage sécuritaire complexe

Cette décision s'inscrit dans un contexte sécuritaire malien marqué par une prolifération de groupes armés depuis 2012, incluant des mouvements issus d'anciens processus de paix et des structures d'autodéfense. La mesure intervient également quelques mois après les attaques coordonnées du 25 avril 2026 ayant visé Bamako, Kati et plusieurs localités du centre et du nord du pays. Si l'état-major n'établit pas de lien direct entre ces événements et l'ultimatum, la volonté de clarifier les engagements des militaires en activité apparaît comme une étape nécessaire pour consolider la cohésion et l'autorité des forces régulières face aux défis sécuritaires persistants.

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