L’État ghanéen rappelle l’obligation légale d’enregistrer naissances et décès pour la santé publique

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 25 lectures
L’État ghanéen rappelle l’obligation légale d’enregistrer naissances et décès pour la santé publique

Le Ghana rappelle à ses citoyens que l’enregistrement des naissances et des décès est une obligation légale, un geste essentiel pour la santé publique et la gestion des données démographiques.

Un devoir civique souvent négligé

Le Bureau des naissances et décès du Ghana a réitéré l’importance de déclarer systématiquement les naissances et les décès, une démarche obligatoire pour chaque citoyen. Seth Kissi Bosompem, adjoint du registraire en chef, a souligné que les familles et les parents ont la responsabilité de notifier ces événements à l’État et de fournir les informations nécessaires pour finaliser les registres officiels.

Pour les naissances, cette déclaration doit intervenir après la cérémonie de nomination de l’enfant, tandis que pour les décès, elle doit précéder les préparatifs funéraires. Pourtant, selon les autorités, de nombreuses familles se concentrent sur les aspects logistiques des funérailles (repas, décorations, inhumation) au détriment de cette formalité administrative, souvent perçue comme secondaire.

La santé publique au cœur de l’enregistrement des décès

L’enregistrement des décès n’est pas qu’une simple formalité : il joue un rôle crucial dans la surveillance épidémiologique. En fournissant des données précises sur les causes de mortalité, les familles contribuent à identifier d’éventuelles menaces sanitaires, notamment pour les maladies contagieuses. Ces informations permettent aux autorités de prendre des mesures préventives rapides et ciblées.

« Lorsque l’un de vos proches décède, vous devez nous en informer et enregistrer son identité », a insisté Bosompem, rappelant que cette étape doit impérativement précéder l’inhumation. Un retard dans cette déclaration pourrait compromettre la collecte de données vitales pour la santé publique.

Un système sous-utilisé malgré son importance stratégique

Le Bureau des naissances et décès sert de pilier pour le gouvernement dans la collecte de ces données démographiques essentielles. Pourtant, malgré les rappels répétés, de nombreux Ghanéens continuent de sous-estimer l’importance de ces enregistrements, les reléguant au second plan des priorités familiales ou communautaires.

Les autorités appellent désormais à une prise de conscience collective : considérer l’enregistrement des naissances et des décès comme une responsabilité civique prioritaire, au même titre que les autres obligations légales. Une meilleure conformité à cette règle permettrait non seulement de renforcer la fiabilité des statistiques nationales, mais aussi d’améliorer la réactivité des politiques de santé publique.

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