L'État doit financer les primaires internes des partis politiques au Ghana

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 39 lectures
L'État doit financer les primaires internes des partis politiques au Ghana

Le président du NDC, Johnson Asiedu Nketia, exige un financement public des primaires internes des partis politiques au Ghana. Il justifie cette demande par l’ampleur des coûts liés à l’organisation de ces scrutins, désormais obligatoires pour tous les partis.

Un système coûteux et inclusif

Johnson Asiedu Nketia, président du National Democratic Congress (NDC), a interpellé les autorités sur la nécessité de financer les primaires internes des partis politiques. Ces élections, organisées selon le principe du *one-member-one-vote*, permettent une participation élargie des militants mais engendrent des dépenses considérables. En 2014, le NDC avait dépensé près de 14 millions de cedis pour organiser ses primaires sous ce système, couvrant l’ensemble du territoire national.

Le coût principal réside dans la logistique : plus de 8 000 bureaux de vote avaient été ouverts, avec des matériaux électoraux et des indemnités pour les agents recrutés par la Commission électorale. Selon Asiedu Nketia, cette dernière n’avait contribué à aucun frais, laissant la charge entière aux partis. Le système, bien que démocratique, impose une pression financière disproportionnée, notamment en raison du nombre élevé de bulletins de vote nécessaires – entre un et deux millions, contre moins de 400 000 pour les élections par délégués.

Une régulation nécessaire pour éviter les abus

Face aux craintes que le financement public n’encourage la prolifération de partis politiques, Asiedu Nketia a proposé la création d’un organe de régulation. Cet office aurait pour mission de vérifier que seuls les partis répondant aux critères constitutionnels – notamment une implantation dans plus des deux tiers des districts du pays – puissent bénéficier de subventions. Cette mesure s’inscrit dans une réflexion plus large sur la réforme des partis politiques, déjà évoquée dans des documents gouvernementaux.

Le NDC, qui a déjà expérimenté ce système, affirme pouvoir respecter le délai d’un an imposé par la Cour suprême pour se conformer aux nouvelles règles. Pour le parti, l’enjeu dépasse la simple question financière : il s’agit de garantir l’équité et la transparence des processus internes, tout en soulageant les formations politiques d’un fardeau budgétaire croissant. La balle est désormais dans le camp des autorités, qui devront arbitrer entre impératifs démocratiques et contraintes budgétaires.

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