L'État de Sokoto valide le projet de création d'une police régionale au Nigeria

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 11 lectures
L'État de Sokoto valide le projet de création d'une police régionale au Nigeria

L'Assemblée de l'État de Sokoto a officiellement adopté le projet de loi visant à instaurer des services de police étatiques au Nigeria. Cette décision marque une étape clé dans le processus de décentralisation des forces de sécurité, visant à mieux répondre aux défis sécuritaires locaux tout en maintenant une coordination avec les autorités fédérales.

Un cadre juridique pour une police décentralisée

Le projet de loi, porté par le député Mustapha Abdullahi, s'inscrit dans le cadre de la sixième modification de la Constitution nigériane. L'objectif est de créer une structure policière propre à chaque État, capable de gérer l'ordre public, la protection des personnes et des biens, ainsi que les enquêtes sur les crimes locaux. Cette réforme ne signifie pas la disparition de la police nationale, qui conservera ses prérogatives sur les questions de terrorisme, de cybercriminalité, de sécurité aux frontières et de protection des actifs fédéraux.

Gouvernance et autonomie financière

Le texte prévoit des mécanismes stricts pour garantir le fonctionnement de ces nouvelles unités. Le commandant de la police d'État sera nommé par le gouverneur, sur recommandation du Conseil national de la police, et devra être confirmé par l'Assemblée législative locale. Pour assurer leur indépendance opérationnelle, une Commission de police d'État sera créée, chargée de la gestion des ressources humaines, tandis que le financement sera directement puisé dans le Fonds de revenu consolidé de l'État.

Une coordination nécessaire avec le niveau fédéral

Malgré cette autonomie, le dispositif prévoit une complémentarité entre les deux échelons. La police fédérale pourra intervenir dans les affaires relevant de la compétence étatique à la demande expresse d'un gouverneur ou en cas de rupture de l'ordre public dépassant les capacités des forces locales. La police nationale continuera d'opérer sur le territoire jusqu'à ce que les services de police d'État soient pleinement opérationnels.

Le processus de ratification constitutionnelle

L'adoption par l'Assemblée de Sokoto est une étape procédurale indispensable. Conformément à la section 9(2) de la Constitution nigériane, toute modification constitutionnelle nécessite l'approbation des deux tiers des assemblées législatives des États du pays. Le vote unanime des députés de Sokoto témoigne d'un consensus politique local sur la nécessité de cette réforme pour endiguer l'insécurité croissante, après que le texte a été examiné par le Sénat et la Chambre des représentants au niveau fédéral plus tôt cette année.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.