Alors que l'État de Jigawa commémore ses 35 ans d'existence, le gouverneur Umar Namadi a profité de cette étape symbolique pour réitérer sa volonté de consolider la paix et la justice sociale. Cette célébration marque trois décennies et demie d'efforts institutionnels visant à transformer cet État, né d'une restructuration administrative en 1991, en un pôle de développement durable.
Un héritage institutionnel en constante évolution
Créé le 27 août 1991 par le gouvernement militaire fédéral de l'époque, Jigawa a été détaché de l'ancien État de Kano avec pour capitale Dutse. Depuis sa fondation, l'État a traversé plusieurs cycles de gouvernance, passant par des administrateurs militaires et des dirigeants civils élus. Le gouverneur Namadi a tenu à rendre hommage à ses prédécesseurs, notamment le premier administrateur militaire, le Major-Général Olayinka Sule, et le premier gouverneur civil, Ali Sa’ad Birnin-Kudu, soulignant que la progression actuelle de l'État repose sur le travail cumulé de ces différentes administrations.
La cohésion sociale comme pilier de la gouvernance
Le chef de l'exécutif a insisté sur le rôle crucial des institutions traditionnelles et des leaders communautaires dans la stabilité de la région. Les émirats de Hadejia, Kazaure, Gumel, Ringim et Dutse sont salués pour leur capacité à maintenir le lien entre les citoyens et l'administration. Selon le gouverneur, la préservation du patrimoine culturel et le maintien de la paix sociale sont des conditions préalables indispensables à toute politique publique efficace, permettant de bâtir une société inclusive et disciplinée.
Priorités pour un avenir axé sur la connaissance
Au-delà de la commémoration, le discours officiel met en avant une feuille de route tournée vers l'avenir. Le gouverneur Namadi a souligné que l'hommage rendu aux pères fondateurs doit se traduire par une gestion responsable des ressources publiques et une attention accrue portée aux citoyens les plus vulnérables. L'agenda politique actuel se concentre sur le renforcement des institutions, l'investissement dans la jeunesse et la promotion d'une économie fondée sur la connaissance. Cette vision, portée par l'administration, appelle à une mobilisation collective des agriculteurs, des entrepreneurs et des fonctionnaires pour assurer la prospérité à long terme de l'État.