L'État de Cross River maintient un taux de couverture vaccinale de 95 % tout en ciblant les zones isolées

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 30 lectures
L'État de Cross River maintient un taux de couverture vaccinale de 95 % tout en ciblant les zones isolées

L'État de Cross River, au Nigeria, confirme sa performance en matière de santé publique avec un taux de couverture vaccinale nationale atteignant 95 %. Malgré ce résultat solide, les autorités sanitaires locales entament une phase d'évaluation stratégique pour combler les disparités d'accès aux vaccins dans les zones géographiquement enclavées.

Une évaluation externe pour consolider les acquis

Une mission conjointe, composée d'experts de l'Institut nigérian de recherche médicale (NIMR) et de l'Agence nationale de développement des soins de santé primaires (NPHCDA), a récemment audité le système de surveillance de la poliomyélite dans l'État. Les conclusions confirment que Cross River maintient une couverture vaccinale élevée et n'a enregistré aucune circulation de poliovirus dérivé de souche vaccinale. Cet examen, qui a porté sur plusieurs centres de santé et des cas de paralysie flasque aiguë, vise à prévenir toute importation du virus en provenance d'autres régions du pays.

Le défi de l'accès aux soins en zone rurale

Malgré ces indicateurs positifs, le commissaire à la Santé de l'État, le Dr Henry Egbe Ayuk, a souligné une limite structurelle majeure : sur plus de 1 000 établissements de santé recensés dans l'État, seulement 200 proposent actuellement des services de vaccination. Cette concentration des ressources limite la portée des campagnes de prévention dans les communautés les plus éloignées. L'objectif affiché est désormais d'intégrer les résultats de cet audit dans une feuille de route opérationnelle pour densifier le maillage sanitaire sur l'ensemble du territoire.

Le levier du financement et des partenariats

Pour pérenniser ces performances, les autorités locales appellent à une mobilisation accrue des ressources. Le Dr Ayuk a insisté sur la nécessité de renforcer le financement public tout en diversifiant les partenariats stratégiques. La pérennité du système de surveillance, jugée critique par les experts du NIMR pour maintenir le statut actuel, dépendra de la capacité de l'État à transformer ces recommandations en investissements concrets pour les soins de santé primaires. Le suivi de cette stratégie sera déterminant pour garantir que les zones rurales bénéficient du même niveau de protection sanitaire que les centres urbains.

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